Enquête à Nice après la découverte d’une tête de cochon devant le domicile de Christian Estrosi
La tête de cochon était accompagnée d'une affiche titrée « Connard ! » et montrant le visage de Christian Estrosi avec une étoile de David sur le front
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Une enquête a été ouverte par la justice après la découverte d’une tête de cochon et d’une affiche outrageante devant le domicile du maire de Nice, Christian Estrosi, a indiqué samedi le parquet à l’AFP.
L’enquête a été ouverte pour « menaces et outrage envers une personne dépositaire de l’autorité publique » et « provocation à la haine et à la violence à raison de la religion », a précisé le procureur de la République, Damien Martinelli.
Christian Estrosi (Horizons), candidat à sa réélection lors des élections municipales des 15 et 22 mars à Nice, a lui-même publié sur le réseau social X une photo de cette tête de cochon. Elle est accompagnée d’une affiche titrée « Connard ! » et montrant le visage de l’élu avec une étoile de David sur le front.
« Tout ce que je combats depuis toujours dans ma ville frappe aujourd’hui à ma porte. Abject », a commenté le maire sortant sur ce message.
Il a aussitôt reçu un message de solidarité de son principal adversaire à l’élection, le député Éric Ciotti, président de l’UDR et allié du RN, qui, dans un communiqué, a assuré « le maire de Nice et sa famille » de son « soutien plein et entier dans cette épreuve », dénonçant « une atteinte grave à la dignité humaine et une attaque directe contre les valeurs fondamentales de la République ».
Le Parti communiste des Alpes-Maritimes, par la voix de son secrétaire départemental, Julien Picot, a pour sa part dénoncé une « provocation immonde, symbole d’une dérive inquiétante », estimant que « cet acte barbare ne tombe pas du ciel ». Il s’inscrit dans un climat politique nauséabond où l’extrême droite banalise la haine, la violence et la désignation de boucs émissaires. »
https://twitter.com/cestrosi/status/2027671659243544645
Après le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, Christian Estrosi, en signe de soutien à ce pays, avait accroché des drapeaux d’Israël au fronton de la mairie. Il avait toutefois dû les retirer en juin dernier, à la suite d’une décision du tribunal administratif. Depuis, il a à plusieurs reprises pris position pour défendre Israël.
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