Eurovision : François Ruffin et LFI réclament le boycott d’Israël
Invoquant ce qu'il appelle une "faute morale" et une incohérence diplomatique, l'élu exhorte la France et les instances internationales à appliquer les mêmes principes qu'envers la Russie
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Alors que le concours de l’Eurovision 2026 s’est ouvert à Vienne dans un climat de tensions en raison de la participation d’Israël, le député François Ruffin s’est fermement prononcé sur le plateau des « Grandes Gueules » de RMC pour l’exclusion d’Israël de la compétition musicale.
Invoquant ce qu’il appelle une « faute morale » et une incohérence diplomatique, il exhorte la France et les instances internationales à appliquer les mêmes principes qu’envers la Russie, en critiquant le maintien de l’État hébreu dans les grandes enceintes culturelles et sportives en dépit de ce qu’il estime être un « génocide » à Gaza – accusation infondée à l’encontre d’Israël et jamais prouvée.
Pour François Ruffin, la participation d’Israël à l’Eurovision 2026 constitue une anomalie au regard des sanctions internationales actuelles. Il souligne une contradiction majeure : alors que la France a approuvé de nombreux trains de sanctions contre la Russie après l’invasion de l’Ukraine — mesures qu’il soutient explicitement —, aucune action similaire n’est entreprise contre l’État dirigé par Benjamin Netanyahu.
Le député qualifie cette différence de traitement de « faute morale » et de « faute diplomatique ».
Selon Ruffin, cette application différenciée des valeurs démocratiques et des droits de l’homme rend la parole française inaudible auprès des « pays du Sud ». Ces nations s’interrogeraient, selon lui, sur la sincérité des valeurs occidentales lorsqu’elles « s’appliquent de manière différente quand il s’agit de la Russie ou d’Israël ».
Pour le député, la ligne de partage ne doit plus être entre dictatures et démocraties, mais entre les pays qui respectent ou non le droit international.
Une exclusion souhaitée au-delà de la culture
Les prises de position de François Ruffin ne se limitent pas au seul domaine artistique. Il appelle la France à intervenir également auprès de l’UEFA afin qu’Israël soit exclu du championnat d’Europe des nations de football. Par cette pression multidimensionnelle, il souhaite provoquer une remise en cause profonde de la direction politique prise par Israël vis-à-vis des Palestiniens, mais aussi dénoncer ce qu’il considère comme un instrument de chaos au Moyen-Orient.
Cette position radicale de François Ruffin s’inscrit dans une fracture politique plus large en France. Elle rejoint les demandes de figures de La France insoumise (LFI) comme Thomas Portes ou Aymeric Caron, qui appellent France Télévisions à ne pas diffuser le concours tant qu’Israël y participe, imitant en cela plusieurs pays européens habituellement hostiles à l’état hébreu (Espagne, Irlande, Slovénie, …).
Ce front du boycott s’oppose au gouvernement français. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a en effet réaffirmé son opposition catégorique à tout boycott des artistes, dénonçant un « obscurantisme » et plaidant pour que la musique et la culture restent des espaces de rapprochement entre les peuples.
la Communauté du Times of Israël !







