Herzog dit rêver de la paix avec Ryad et avoir « le cœur serré » pour les Gazaouis innocents – télévision saoudienne
Dans une rare interview à un média public, le président a déclaré que Jérusalem voulait aussi la normalisation des relations avec la Syrie et le Liban, et qu’il respectait les efforts de Trump et de Vance pour limiter l’influence de l’Iran
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Le président Isaac Herzog a accordé, depuis son bureau de Jérusalem, une interview à la chaîne de télévision publique saoudienne Al Arabiya, diffusée dans la soirée de jeudi. Il a notamment déclaré à la chaîne que son rêve était de voir s’instaurer la paix entre les deux pays, et il a exprimé sa tristesse face au bilan humain de la guerre à Gaza, affirmant être bouleversé par le sort des civils qui ont été tués dans ce conflit.
« J’ai un grand respect pour le prince héritier Mohammed ben Salmane », a affirmé Herzog à propos du dirigeant saoudien. « Ce que nous désirons le plus en Israël, c’est assister à un rapprochement entre nos deux nations. »
Herzog a fait part de son espoir de « rencontrer officiellement les dirigeants saoudiens, le moment venu ».
« Mon rêve est de parvenir à la paix entre Israël et l’Arabie saoudite », a indiqué le président israélien. Il a suggéré que les deux nations puissent directement négocier sous l’égide des États-Unis.
En 2023, l’Arabie saoudite avait entamé des pourparlers préliminaires en vue d’une normalisation, avant de s’en retirer brusquement lorsque la guerre à Gaza avait éclaté, suite au pogrom qui avait été commis par le Hamas dans le sud d’Israël le 7-Octobre. Les dirigeants saoudiens ont à plusieurs reprises souligné qu’ils ne reconnaîtraient pas Israël sans le lancement d’un processus susceptible de mener à la création d’un État palestinien indépendant – une perspective à laquelle s’oppose le gouvernement israélien actuel.
« Nous sommes, je crois, à un moment propice au dialogue entre Jérusalem et La Mecque », a estimé Herzog. « Je suis convaincu qu’il existe un espace favorable au dialogue entre les différentes communautés religieuses de la région, et j’essaie de le faire avancer à ma manière. »
Outre la normalisation des relations avec Ryad, Herzog a fait part de son souhait de voir Israël conclure des accords de paix tant avec le Liban qu’avec la Syrie. Jérusalem et Beyrouth sont actuellement engagés dans des pourparlers directs historiques dans le but de mettre fin aux combats en cours. Le président par intérim de la Syrie, Ahmed al-Sharaa, s’est quant à lui déclaré favorable à l’établissement de relations, malgré les tensions persistantes liées à la présence de soldats israéliens sur le territoire syrien.
« Mon rêve est de pouvoir me rendre en voiture à Beyrouth. Mon rêve est d’aller à Damas », a ajouté Herzog. « Notre région doit s’engager sur la voie de la paix, et non vers une course aux armements, aux épées et aux menaces. »
Le prochain grand objectif d’Israël « devrait être la paix avec la Syrie, la paix avec le Liban… sans faire basculer l’équilibre régional, qui est déjà extrêmement fragile, au profit de toutes sortes d’éléments susceptibles de le perturber et de le modifier. »
À propos du conflit régional plus large, Herzog a indiqué ne pas être « surpris » que le protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran sur la fin des hostilités, signé le mois dernier, ait depuis été rompu, compte tenu du comportement passé de l’Iran.
« Il est impossible de conclure des accords » avec l’Iran, a-t-il ajouté. « Ils ne respectent jamais leurs engagements. Ils ont leur propre manière d’interpréter des éléments pourtant extrêmement, parfaitement clairs. »
Herzog a par ailleurs fait part de sa confiance totale envers le président américain Donald Trump et de sa conviction quant à la possibilité d’une solution diplomatique au conflit. Il a toutefois rappelé que « nous avions des inquiétudes légitimes, nous les avons exprimées, et vous en voyez à présent la confirmation, à travers le comportement de l’Iran ».
« Je respecte le président Donald Trump, et je respecte le vice-président JD Vance », a souligné Herzog, après que Vance a reproché cette semaine à Israël de tenter de faire échouer les négociations avec l’Iran. Il s’est également dit « heureux de la réaction ferme et sans équivoque des États-Unis [face aux violations iraniennes] ».
Herzog a aussi assuré avoir le « cœur serré » pour chaque civil palestinien innocent tué. « Ce n’était en aucun cas notre objectif ni notre souhait ».
La population de Gaza « mérite une vie meilleure. Nous voulons une vie meilleure pour elle », a-t-il poursuivi.
la Communauté du Times of Israël !







