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« Il est temps de reprendre le cours de la vie » : 3 otages libérés quittent l’hôpital

Des centaines de personnes accueillent Omri Miran, libéré en même temps que Matan Zangauker et Matan Angrest ; le corps de l'otage tué Bipin Joshi sera rapatrié au Népal la semaine prochaine

  • Omri Miran photographié à la plage, avec sa femme Lishay et ses deux filles (hors champ), le 17 octobre 2025, peu après sa sortie de l'hôpital et quatre jours après avoir été libéré après plus de deux ans de captivité par le Hamas à Gaza. (Crédit : Via X ; Eli Teichman et Shir Katz)
    Omri Miran photographié à la plage, avec sa femme Lishay et ses deux filles (hors champ), le 17 octobre 2025, peu après sa sortie de l'hôpital et quatre jours après avoir été libéré après plus de deux ans de captivité par le Hamas à Gaza. (Crédit : Via X ; Eli Teichman et Shir Katz)
  • Omri Miran photographié à la plage avec sa femme Lishay et ses deux filles le 17 octobre 2025, peu après sa sortie de l'hôpital et quatre jours après avoir été libéré après plus de deux ans de captivité par le Hamas à Gaza. (Crédit : Capture d'écran via X ; Eli Teichman et Shir Katz)
    Omri Miran photographié à la plage avec sa femme Lishay et ses deux filles le 17 octobre 2025, peu après sa sortie de l'hôpital et quatre jours après avoir été libéré après plus de deux ans de captivité par le Hamas à Gaza. (Crédit : Capture d'écran via X ; Eli Teichman et Shir Katz)
  • Omri Miran, otage libéré, s'adresse aux journalistes lors de son retour au kibboutz Kramim, le 17 octobre 2025. (Crédit : Alon Gilboa / Forum des familles des otages)
    Omri Miran, otage libéré, s'adresse aux journalistes lors de son retour au kibboutz Kramim, le 17 octobre 2025. (Crédit : Alon Gilboa / Forum des familles des otages)
  • Des amis et des proches accueillent Omri Miran, otage libéré, chez lui au kibboutz Kramim, le 17 octobre 2025. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)
    Des amis et des proches accueillent Omri Miran, otage libéré, chez lui au kibboutz Kramim, le 17 octobre 2025. (Crédit : AP Photo/Ohad Zwigenberg)
  • Omri Miran, otage libéré, s'adresse aux journalistes lors de son retour au kibboutz Kramim, le 17 octobre 2025. (Crédit : Alon Gilboa / Forum des familles des otages)
    Omri Miran, otage libéré, s'adresse aux journalistes lors de son retour au kibboutz Kramim, le 17 octobre 2025. (Crédit : Alon Gilboa / Forum des familles des otages)
  • L'otage libéré Matan Angrest s'entretient avec le chef d'état-major de l'armée israélienne Eyal Zamir à l'hôpital le 15 octobre 2025, deux jours après sa libération de captivité par le Hamas. (Crédit : Porte-parole de l'armée israélienne)
    L'otage libéré Matan Angrest s'entretient avec le chef d'état-major de l'armée israélienne Eyal Zamir à l'hôpital le 15 octobre 2025, deux jours après sa libération de captivité par le Hamas. (Crédit : Porte-parole de l'armée israélienne)

Vendredi, les otages libérés Matan Zangauker, Omri Miran et Matan Angrest ont quitté l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, quatre jours après avoir été libérés par le Hamas dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu à Gaza, à l’issue de 738 jours de captivité.

Ils ont été renvoyés chez eux après avoir passé les examens médicaux requis, et ils resteront suivis par le personnel hospitalier, a annoncé Ichilov, qui a appelé le public et les médias à respecter la vie privée des familles.

Tous trois avaient été enlevés le 7 octobre 2023, lorsque des milliers de terroristes dirigés par le Hamas avaient envahi le sud d’Israël, tuant plus de 1 200 personnes et prenant 251 autres personnes en otage, déclenchant ainsi la guerre à Gaza.

Miran, 48 ans, avait été enlevé à son domicile, dans le kibboutz Nahal Oz. Il a été accueilli par des centaines de personnes à son arrivée au kibboutz Kramim, où sa femme Lishay et ses deux jeunes filles Roni et Alma s’étaient installées, Nahal Oz ayant subi d’importants dommages.

« Je suis enfin ici. Mais certaines personnes n’ont toujours pas pu faire leur deuil. Plusieurs cérémonies de commémoration et de funérailles ont eu lieu la semaine dernière. Je suis de tout cœur avec vous tous », a déclaré Miran à la foule, ajoutant qu’il « se sentait très bien ».

« Il est temps maintenant pour chacun de reprendre le cours de sa vie, de retrouver sa famille. Je voudrais remercier tout le peuple d’Israël », a-t-il poursuivi.

Miran, Zangauker et Angrest faisaient partie des 20 derniers otages retenus par le Hamas, qui ont tous été relâchés lundi. Les familles des otages libérés ont rapporté que leurs proches leur avaient raconté avoir été victimes de tortures, avoir souffert de la faim et avoir été isolés pendant de longues périodes durant leur captivité.

Dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu, le Hamas a également restitué neuf corps. Vendredi, des milliers de personnes ont assisté aux funérailles de l’otage assassinée Inbar Haiman, dont la dépouille a été rapatriée mercredi.

L’otage libéré Matan Angrest s’entretient avec le chef d’état-major de l’armée israélienne Eyal Zamir à l’hôpital le 15 octobre 2025, deux jours après sa libération de captivité par le Hamas. (Crédit : Porte-parole de l’armée israélienne)

Les dépouilles de 19 otages tués, dont un soldat mort lors de la guerre de Gaza en 2014, se trouvent toujours dans l’enclave côtière. Israël a juré d’intensifier la pression sur le Hamas pour qu’il restitue tous les corps, accusant le groupe terroriste de retenir des dépouilles qu’il a en sa possession, en violation de l’accord de cessez-le-feu.

Cette photo distribuée par l’armée israélienne montre l’otage israélien libéré Matan Zangauker (à gauche), reçu par sa mère Einav Zangauker (à droite), le 13 octobre 2025. (Crédit : armée israélienne / AFP)

Par ailleurs, le corps de Bipin Joshi, étudiant en agriculture népalais, qui a été rapatrié lundi en Israël, sera transféré dans son pays d’origine la semaine prochaine, a annoncé vendredi la chaîne publique Kan.

Bipin Joshi, étudiant en agriculture népalais, a été pris en otage par des terroristes du Hamas au kibboutz Alumim le 7 octobre 2023. (Autorisation)

D’après des informations de Kan, ce retard de rapatriement est dû au fait que le corps de Joshi, qui avait été enlevé dans le kibboutz Alumim et tué alors qu’il se trouvait en captivité, avait été restitué à la veille de la fête juive de Simhat Torah. Le coordinateur des personnes disparues auprès du cabinet du Premier ministre a toutefois réfuté que cela avait été pour cette raison que le processus de rapatriement n’était pas encore terminé aujourd’hui.

Selon le coordinateur, en effet, le processus avait débuté immédiatement après l’identification de la dépouille de Joshi mardi, pendant les fêtes. Sa dépouille sera rapatriée au Népal dès qu’une compagnie aérienne aura été sélectionnée via un appel d’offres gouvernemental, qui est actuellement en voie d’aboutir. Une cérémonie sera organisée en l’honneur de Joshi à l’aéroport, en Israël, avant le départ de son corps sans vie, a précisé le coordinateur.

Ilan Dalal, dont le fils Guy Gilboa-Dalal était l’un des 20 otages vivants libérés lundi, a pour sa part indiqué au site d’information Walla que Guy, qui avait été enlevé lors du festival de musique électronique Nova, dans la région de Reïm, pourrait souffrir d’une perte auditive permanente survenue durant sa captivité.

Guy Gilboa-Dalal à l’hôpital à l’issue de sa captivité, le 13 octobre 2025. (Service de presse du gouvernement)

« Les médecins ignorent encore si les dommages auditifs dont souffre Guy sont réversibles », a-t-il ajouté.

Guy souffre également de problèmes digestifs, de différentes infections et d’importantes carences en vitamines, a poursuivi Dalal. Mais malgré ces difficultés, a-t-il expliqué, Guy rêve déjà de partir en voyage touristique au Japon.

« S’il y va, alors nous l’accompagnerons tous. Ce sera un voyage en famille », a-t-il indiqué, soulignant que le retour de Guy avait rendu sa famille « plus heureuse encore que le jour de sa naissance ».

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