Incendies criminels en Californie : Un anti-Israël condamné à plus de 19 ans de prison
Casey Goonan a été inspiré par le 7 octobre, selon le tribunal ; sa condamnation intervient dans un contexte de craintes d'une hausse de la violence émanant de la gauche aux États-Unis
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

Un militant anti-Israël a été condamné mardi à plus de 19 ans de prison pour une série d’incendies criminels et d’attentats aux explosifs commis en Californie.
Casey Goonan, 35 ans, a plaidé coupable pour les agressions commises autour du campus de l’université de Californie à Berkeley et à Oakland en juin 2024.
Goonan a incendié une voiture du département de police de l’université à l’aide de six cocktails Molotov, a tenté de lancer des explosifs sur un bâtiment fédéral et un palais de justice à Oakland, et a allumé d’autres incendies sur le campus de Berkeley le même mois.
Le bureau du procureur fédéral du district nord de Californie a déclaré que Goonan avait reconnu que « ces attaques avaient été inspirées par l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 ».
Goonan avait encouragé d’autres personnes à s’en prendre à des biens immobiliers sur les campus de la région afin de soutenir les Palestiniens, et avait admis que ces attaques visaient à influencer le gouvernement et à exercer des représailles contre les gouvernements américain et californien.
Le tribunal a accusé Goonan de « terrorisme domestique ».
Il a été condamné à 235 mois de prison fédérale après avoir plaidé coupable d’un chef d’accusation pour avoir endommagé ou détruit de manière malveillante des biens utilisés dans le commerce interétatique ou ayant une incidence sur celui-ci, au moyen d’un incendie ou d’un explosif.
Outre sa peine d’emprisonnement, Goonan sera soumis à une période de liberté surveillée de quinze ans à l’issue de sa peine et devra payer plus de 94 000 dollars.
Arrêté peu après les attentats, il est en détention provisoire depuis lors.
Sa condamnation est intervenue dans un contexte de craintes accrues concernant la violence politique et l’extrémisme de gauche aux États-Unis, notamment après les assassinats, cette année, du leader conservateur Charlie Kirk et du dirigeant américain du secteur de la santé, Brian Thompson.
Une série d’auteurs d’attentats aux États-Unis ont fait référence au conflit israélo-palestinien.
Le tireur qui a tué deux enfants dans le Minnesota le mois dernier a publié des vidéos contenant des messages antisémites et anti-Israël ; un homme armé qui a tué un homme lors d’une fusillade survenue lors d’un mariage dans le New Hampshire ce mois-ci a crié « Free Palestine » pendant l’attaque ; un activiste anti-Israël a été inculpé pour le meurtre de deux employés de l’ambassade d’Israël à Washington en mai ; et une attaque à la bombe incendiaire perpétrée contre des défenseurs des otages dans le Colorado en juin a coûté la vie à une femme âgée.
Ces attentats s’inscrivent dans le contexte d’une série de tentatives d’attentats terroristes visant des cibles juives aux États-Unis depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée suite au pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.
Une enquête menée ce mois-ci a révélé que les libéraux, en particulier les plus jeunes, étaient plus enclins que les autres catégories de la population à considérer comme acceptable de se réjouir de la mort de leurs adversaires.
Un autre sondage réalisé ce mois-ci a révélé que 34 % des étudiants universitaires estimaient qu’il était acceptable de recourir à la violence pour empêcher la liberté d’expression sur le campus, du moins dans de rares cas, soit une augmentation de 10 points par rapport à il y a quatre ans.
Une étude à paraître indique que le terrorisme de gauche a augmenté depuis l’entrée en politique du président américain Donald Trump en 2016, et que cette année devrait être la première depuis plus de trente ans où les attentats de gauche seront plus nombreux que ceux de l’extrême droite.
Des groupes militants anti-Israël, notamment National Students for Justice in Palestine, ainsi que des manifestants de l’université Columbia, ont apporté leur soutien à Goonan et à d’autres personnes condamnées pour des agressions violentes.
la Communauté du Times of Israël !







