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Après l’interdiction de l’Espagne au QG pour Gaza, Netanyahu dit que les pays opposés à Israël le paieront « immédiatement »

Gideon Saar invoque le parti pris anti-Israël de Madrid et ses positions pendant la guerre contre l’Iran pour exclure l’Espagne du CMCC

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez arrivant pour la réunion de la Coalition des volontaires, au palais de l'Élysée, à Paris, le 6 janvier 2026. (Crédit : Yoan Valat/Pool/AFP)
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez arrivant pour la réunion de la Coalition des volontaires, au palais de l'Élysée, à Paris, le 6 janvier 2026. (Crédit : Yoan Valat/Pool/AFP)

Invoquant « l’obsession anti-Israël » de l’Espagne et sa politique lors de la campagne américano-israélienne contre la République islamique d’Iran, le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar a annoncé vendredi que l’Espagne ne serait plus autorisée à participer au Centre de coordination civil-militaire (CMCC) de Kiryat Gat.

Les pays qui « sont en guerre diplomatique » contre Israël le paieront « immédiatement », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Israël ne restera pas sans rien dire face à ceux qui nous attaquent », a-t-il ajouté dans une déclaration vidéo.

« L’Espagne diffame nos héros, les soldats de Tsahal — les soldats de l’armée la plus morale au monde », a-t-il souligné.

« Ceux qui s’en prennent à Israël au lieu de s’en prendre aux régimes terroristes ne seront pas des partenaires d’avenir de la région », a martelé Netanyahu.

« Je ne tolérerai pas cette hypocrisie et cette hostilité », a-t-il conclu.

Le CMCC est un centre multinational chargé de superviser le cessez-le-feu à Gaza.

« Le gouvernement Sánchez affiche un parti pris anti-Israël si flagrant qu’il a perdu toute capacité à jouer un rôle utile dans la mise en œuvre du plan de paix du président Trump et au sein du CMCC, qui opère dans ce cadre », a déclaré Saar.

L’Espagne a été officiellement informée de cette décision, a ajouté le ministère des Affaires étrangères, précisant que les États-Unis en avaient également été informés au préalable.

De nombreux pays européens, dont l’Espagne, disposent d’une présence militaire limitée au sein du CMCC.

Cette décision sera sûrement bien accueillie par la Maison-Blanche. L’Espagne a en effet fermé son espace aérien aux avions américains impliqués dans des attaques contre l’Iran, après avoir refusé l’utilisation de bases militaires exploitées conjointement.

Cette décision constitue la dernière escalade en date dans les tensions diplomatiques entre les deux pays, dont les relations sont fortement dégradées depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par le pogrom perpétré dans le sud d’Israël par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023.

Les relations entre Jérusalem et Madrid n’ont cessé de se détériorer au cours des deux années suivantes, le gouvernement espagnol exprimant une colère et une frustration croissantes à l’égard d’Israël au sujet de la guerre à Gaza.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez (G) et le Premier ministre belge Alexander De Croo (D) tiennent une conférence de presse conjointe du côté égyptien du poste-frontière de Rafah avec la bande de Gaza, dans le nord-est de la province du Sinaï, le 24 novembre 2023. (Crédit : AFP)

Dès le début du conflit, Madrid avait suspendu les ventes et les achats de matériel militaire avec Israël. En septembre dernier, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé des mesures visant à inscrire cette interdiction dans la loi. Saar avait alors accusé l’Espagne de suivre « une ligne hostile et anti-Israël », après quoi Madrid avait rappelé son ambassadeur.

Le mois dernier, l’Espagne a définitivement rappelé son ambassadeur en Israël. Elle a en revanche rétabli son ambassadeur en Iran cette semaine.

Lors de la dernière guerre contre la République islamique d’Iran, l’Espagne a fermé son espace aérien aux avions américains participant aux frappes contre le régime iranien, une mesure allant au-delà de son interdiction antérieure d’utiliser les bases militaires gérées conjointement.

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