« La France est sous un certain pouvoir » : Radjaa Aboudagga accusé d’être un vecteur d’incitation à la haine anti-Israël
L’homme a ouvert, le 11 octobre, à Paris, avec un militant pour la paix franco-israélien, un restaurant palestinien-israélien éphémère
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Le 11 octobre dernier, un journaliste franco-palestinien de Gaza, Radjaa Aboudagga, et un militant pour la paix franco-israélien, Edgar Laloum, ouvraient, au Consulat Voltaire, à Paris, un restaurant palestinien-israélien éphémère, « Sababa », afin de partager le « goût de la paix ».
Dans un message publié sur les réseaux sociaux lundi 27 octobre, la page « SwordOfSalomon », qui dénonce les prises de position antisémites et anti-Israël en ligne, a accusé Radjaa Aboudagga de ne pas être le militant pacifique qu’il prétend être, mais plutôt d’être un vecteur d’incitation à la haine anti-Israël en France.
« Radjaa Aboudagga, journaliste franco-palestinien, ex-correspondant France 24 à Gaza, membre du Fatah, est désormais co-fondateur du restaurant israélo-palestinien Sababa avec Edgar Laloum, sioniste de gauche franco-israélien d’une naïveté désarmante face à son associé », a écrit la page. « Sur le papier, l’intention est noble : promouvoir la paix par l’assiette. Dans les faits, Radjaa Aboudagga n’est pas un artisan de paix mais un militant qui instrumentalise ce projet. Lui qui a été assigné à résidence et intimidé par le Hamas en 2014, explique aujourd’hui sur LCI considérer le Hamas comme un simple ‘adversaire politique’ et non comme un ennemi. »
« SwordOfSalomon » cite ainsi plusieurs publications pour le moins problématiques de l’homme. « Depuis le 7 octobre 2023, l’analyse de ses publications Facebook et prises de parole met en lumière un tout autre visage : partage d’une vidéo négationniste affirmant qu’il n’y a eu aucun viol le 7-Octobre et que le massacre du Festival Nova était une invention, parlant même de ‘combattants de la liberté gentils et miséricordieux’ ; Radjaa Aboudagga affirme avoir perdu 300 membres de sa famille à Gaza, mais rend très peu hommage. L’une des rares exceptions concerne son cousin Azmi Abu Daqa, cadre du Hamas et ses fils, Samer, chef de l’armée de l’air, qui était responsable des parapentes le 7-Octobre, et Oussama qui a participé aux massacres ; lors d’une interview sur une chaine conspirationniste, Radjaa exprime son antisémitisme en parlant de la France sous la domination du pouvoir de l’argent [« La France est sous un certain pouvoir », dit-il], de médias sous monopole, de ‘judaïsme de l’État’ et qualifie l’attentat de l’Hypercasher [en 2015] de ‘bavure’ ; il relaie des personnalités antisémites, théories du complot et autres fake news. »
« Un projet de paix ne peut être porté que par des acteurs réellement pacifiques. C’est la condition minimale », ajoute « SwordOfSalomon », qui accompagne ses accusations de nombreuses captures d’écran de posts, messages et interventions de Radjaa Aboudagga. « Et c’est d’autant plus regrettable que la simple présence d’un drapeau israélien aux côtés d’un drapeau palestinien a suffi à déclencher la fureur de soutiens du Hamas dans les commentaires Instagram du restaurant, ce qui montrait à quel point l’initiative était juste et louable. Mais, à notre grand regret, ce n’est manifestement pas le cas ici. »
???????????? SIGNALEMENT : Radjaa Abou Dagga (@radjaaaboudagga)
Journaliste franco-palestinien, ex-correspondant @FRANCE24 à Gaza, membre du Fatah en France et désormais co-fondateur du restaurant israélo-palestinien ????????????️????????« SABABA Le Goût de la Paix » avec Edgar Laloum, sioniste de… pic.twitter.com/P2BETq3RTE
— SwordOfSalomon (@SwordOfSalomon) October 27, 2025
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