La hausse du nombre de soldats blessés est un « défi national » – ministère de la Défense
Le syndicat de la Histadrout a alerté sur le déclin des services de rééducation du ministère de la Défense, le département chargé de réintégrer les anciens soldats et agents de sécurité blessés dans la vie civile
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Stav Levaton est correspondante militaire pour le Times of Israel.

En réponse à un litige social qui a été ouvert mercredi au sein de son département de rééducation, le ministère de la Défense a affirmé, en fin d’après-midi, que l’augmentation du nombre de blessés parmi les membres de l’armée israélienne et des forces de sécurité depuis le pogrom commis par le Hamas, le 7 octobre 2023, constituait un « défi national de premier ordre », ajoutant que la rééducation était au cœur de sa stratégie.
Le ministère a affirmé que depuis le début de la guerre, il a pris des mesures qui ont visé à renforcer le département, notamment en ajoutant 130 postes à son effectif, en doublant son budget, en créant des unités dans tout le pays qui viennent en aide aux anciens combattants blessés pour qu’ils puissent accéder aux services et en élargissant la gamme des aides qui sont proposées.
Il a toutefois reconnu que la demande devrait continuer à augmenter, le nombre de patients devant atteindre environ 100 000 d’ici 2028. Le département de rééducation, qui est chargé de réintégrer les anciens combattants et les agents de sécurité blessés au sein de la vie civile en leur fournissant des services sociaux et un soutien financier, traite actuellement quelque 82 000 personnes.
Le ministère a indiqué qu’en conséquence, le ministre de la Défense, Israel Katz, et le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, avaient mis en place une commission publique conjointe qui est chargée d’examiner l’élargissement de la réponse nationale aux anciens combattants blessés – et qui étudiera notamment le renforcement des effectifs et des ressources du département de rééducation. Le panel devrait présenter ses recommandations dans un délai de trois mois.
Le ministère a ajouté qu’il reconnaissait la lourde charge qui pèse sur ses employés et qu’il s’efforce de renforcer les ressources et le personnel de soutien, alors que le syndicat de la Histadrout a averti que les travailleurs pourraient se mettre en grève dans les deux semaines si aucune solution n’était trouvée.
L’organisation syndicale avait autorisé l’ouverture d’un litige social au sein du département dans la journée de mercredi en invoquant une charge de travail excessive et un manque de personnel criant qui, selon elle, nuisent à la prise en charge des anciens soldats blessés. Elle avait précisé que si le département s’occupait de 82 000 personnes au total depuis le 7-Octobre, 22 000 nouveaux cas avaient été pris en charge au cours de ces deux dernières années et qu’environ 1 500 nouveaux cas étaient enregistrés chaque mois.
L’organisation syndicale avait fait remarquer que malgré cette hausse, les effectifs n’avaient pas été renforcés, laissant les employés responsables de centaines de patients chacun, ce qui entraînait des délais d’attente plus longs, un épuisement du personnel et des difficultés à recruter de nouveaux collaborateurs.
« Les employés de la division font preuve de dévouement et de professionnalisme, mais ils ne peuvent pas continuer à assumer seuls la forte augmentation de la demande et la pénurie persistante de main-d’œuvre », avait commenté Roy Yaakov, président par intérim de la Histadrout.
« Ce conflit social est un signal d’alarme pour l’ensemble du pays : le traitement des traumatismes et la rééducation ne sont pas des questions marginales, mais constituent une infrastructure nationale essentielle à la résilience sociale et économique. »
« Nous sommes dans une situation d’urgence nationale. Le système chargé de prendre en charge les anciens combattants handicapés de Tsahal est en train de s’effondrer », avait déclaré Sasson Peretz, président de la commission du Travail du ministère de la Défense.
« Il ne s’agit pas seulement d’une surcharge localisée, mais l’ensemble du cadre de rééducation, des dispensaires aux services sociaux, est soumis à une pression énorme. »
Conformément à la loi, un avis de litige a ensuite été remis au responsable des relations du travail du ministère du Travail, a indiqué la Histadrout.
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