Le négociateur de l’accord Shalit dit avoir négocié en privé avec le Hamas – média
Gershon Baskin, à la demande des familles d'otages, assure être parvenu à un cadre qui aurait été accepté par le groupe terroriste palestinien
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Gershon Baskin, un négociateur clé dans l’accord qui avait conduit à la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit des geôles du Hamas en 2011, a indiqué samedi à la Douzième chaîne avoir négocié en privé avec le groupe terroriste palestinien à la demande des familles d’otages et qu’il est parvenu à un accord.
« J’ai reçu la confirmation du Hamas que l’ensemble de la direction du groupe soutient le cadre proposé : la fin de la guerre en échange de la libération de tous les otages, de la libération des prisonniers palestiniens [incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël] et du retrait israélien de la bande de Gaza », a-t-il déclaré dans une interview.
« Il s’agit d’un cadre qui existe depuis longtemps. »
Baskin a indiqué qu’il avait informé les médiateurs – l’Égypte, le Qatar et les États-Unis – de l’acceptation de ce cadre par le groupe terroriste palestinien du Hamas. « J’ai demandé qu’ils acceptent ce cadre au lieu du cadre médiocre sur lequel ils travaillent depuis plus de deux mois, et qu’ils soutiennent un cadre qui nous ramènera tous les otages. »
Baskin a toutefois ajouté qu’il n’avait pas reçu le soutien d’Israël pour cet arrangement. « La première et la plus claire des réponses que j’ai reçues hier [vendredi] soir est que le Premier ministre [Benjamin Netanyahu ] s’oppose à la fin de la guerre […] Je le comprends, Israël a de réelles considérations de sécurité qui doivent être prises en compte. Mais il faut aussi comprendre ce que le Premier ministre refuse de comprendre : vaincre le Hamas n’est pas un acte militaire mais un acte diplomatique. »
La négociation vraisemblablement non autorisée de Baskin n’est pas sans précédent. Il avait agi de la même manière après l’enlèvement de Shalit, faisant unilatéralement usage de ses relations avec les responsables du Hamas pour finalement parvenir à l’accord qui avait permis la libération du soldat franco-israélien après cinq ans de captivité.
Les responsables israéliens avaient précédemment exclu tout accord qui empêcherait le pays de reprendre ses opérations militaires contre le Hamas si nécessaire.
On estime que 97 des 251 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre se trouvent toujours à Gaza, y compris les corps de 33 otages dont le décès a été confirmé par l’armée. Le Hamas avait échangé 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine fin novembre contre des prisonniers. Quatre captives avaient été remises en liberté. Huit otages vivants ont été secourus par les soldats et les dépouilles de 31 otages ont été récupérées, notamment celles de trois Israéliens qui ont été tués accidentellement par l’armée.
Le Hamas détient également deux civils israéliens entrés dans la bande de Gaza en 2014 et 2015, ainsi que les corps de deux soldats tués en 2014.
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