Les électeurs d’une banlieue de Boston « pour » un texte visant à désinvestir d’Israël
Les anti-Israël fêtent la mesure, même le candidat à la mairie qui l'a soutenue concède la victoire à son rival ; des groupes juifs avaient diffusé des spots TV contre la motion
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JTA — Une proposition municipale de désinvestissement d’Israël a été soumise pour la première fois à un vote populaire mardi et a remporté une victoire décisive.
La troisième motion a remporté plus de 55 % des voix lors des résultats électoraux non officiels à Somerville, une banlieue de Boston, dans le Massachusetts, alors que le mouvement anti-Israël Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) a vu son plus illustre représentant en politique, Zohran Mamdani, accéder à la mairie de New York.
Les militants locaux anti-Israël ont crié victoire, avec Somerville for Palestine (SFP) – le groupe qui a recueilli les signatures nécessaires pour faire inscrire la résolution non contraignante sur le bulletin de vote – publiant une vidéo Instagram festive aux côtés de la section de Boston du groupe antisioniste Jewish Voice for Peace (JVP).
Cependant, alors qu’ils faisaient la fête, le candidat à la mairie le plus susceptible de mettre en œuvre cette proposition à Somerville a concédé sa défaite face à un rival qui s’était montré beaucoup moins favorable à cette idée. Willie Burnley Jr., un socialiste démocrate qui avait soutenu la troisième motion, a perdu face à Jake Wilson, un autre membre du conseil municipal qui ne la soutenait pas.
Une poignée d’autres villes américaines ont déjà adopté des propositions de désinvestissement d’Israël présentées par leurs conseils municipaux. L’une d’entre elles est Portland, dans le Maine, dont le maire a publiquement regretté d’avoir soutenu le désinvestissement après avoir entendu les groupes juifs locaux. L’an dernier, une tentative d’inscrire un référendum similaire sur un bulletin de vote à Pittsburgh avait échoué, suite à des contestations juridiques concernant les signatures. Des tentatives similaires visant à contester la mesure de Somerville ont également échoué.
Abritant l’université Tufts et plusieurs congrégations juives, Somerville, d’une superficie de 10 km², compte environ 82 000 habitants. Les résidents ont voté pour décider si leur maire devait « s’engager dans des activités qui soutiennent l’apartheid, le génocide et l’occupation illégale de la Palestine par Israël ». Le syndicat local des enseignants a approuvé cette mesure.
Des groupes juifs se sont opposés à cette mesure, notamment le groupe nouvellement créé Somerville United Against Discrimination (SUAD), qui a diffusé des spots télévisés contre celle-ci.
Brian Sokol, un informaticien et écrivain juif basé à Somerville, a supplié ses voisins, sur Facebook, de rejeter cette mesure, en évoquant le souvenir de ses amis tués par un kamikaze du groupe terroriste palestinien du Hamas en Israël, en 1996.
« Je ne compare pas ceux qui, à Somerville, encouragent à voter ‘oui’, à des extrémistes violents ou à des terroristes », a-t-il écrit.
« Mais l’adoption de cette mesure référendaire placerait involontairement Somerville du mauvais côté du fossé idéologique qui se creuse. »
De l’autre côté, un groupe local de 84 Juifs anti-Israël a approuvé la mesure dans une tribune libre publiée dans le journal étudiant Tufts. Se réjouissant du récent cessez-le-feu entre Israël et Gaza, mais affirmant qu’Israël continue de commettre des atrocités dans la région, les auteurs ont souligné les contrats locaux conclus avec deux entreprises, Hewlett-Packard et Lockheed Martin, pour un montant total de plus de 2 millions de dollars.
Au début de l’année, Somerville est devenu un foyer de tension dans la lutte contre l’activisme anti-Israël sur les campus universitaires, lorsqu’une étudiante diplômée de Tufts, Rümeysa Öztürk, a été arrêtée par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) pour avoir publié une tribune libre dans le journal étudiant appelant au désinvestissement d’Israël, puis a fait l’objet d’une procédure d’expulsion. Un juge a libéré Öztürk, mais sa procédure d’expulsion est toujours en cours.
la Communauté du Times of Israël !







