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Saar : Israël n’acceptera pas la présence de forces armées turques à Gaza 

Le monarque jordanien a pour sa part déclaré à la BBC que la Jordanie n'enverrait pas de forces à Gaza, étant « trop proche politiquement » du conflit

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar prend la parole lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue lituanien au ministère des Affaires étrangères à Vilnius, le 1er juillet 2025. (Petras Malukas / AFP)
Le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar prend la parole lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue lituanien au ministère des Affaires étrangères à Vilnius, le 1er juillet 2025. (Petras Malukas / AFP)

Israël n’acceptera pas la présence de forces armées turques à Gaza, dans le cadre du plan américain pour mettre fin à la guerre en territoire palestinien, a déclaré lundi le ministre des Affaires étrangères Gideon Saar.

« Les pays désireux ou prêts à envoyer des forces armées doivent pour le moins moins être justes envers Israël », a déclaré Saar lors d’une conférence de presse à Budapest.

Autrefois chaleureuses, les relations turco-israéliennes se sont considérablement détériorées : d’ailleurs, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n’a eu de cesse de critiquer la campagne aérienne et terrestre d’Israël, qu’il a comparée à celles des nazis, allant jusqu’à accuser Israël de génocide.

Erdogan est un soutien bien déterminé à l’organisation terroriste du Hamas.
« La Turquie, sous la conduite d’Erdogan, s’est montrée hostile envers Israël », « non seulement en tenant des propos hostiles mais aussi en prenant des sanctions diplomatiques et économiques », a ajouté Saar, aux côtés de son homologue hongrois, Peter Szijjarto.

« Il n’est donc pas envisageable pour nous de laisser leurs forces armées entrer dans la bande de Gaza : nous ne serons jamais d’accord avec cela, nous l’avons dit à nos amis américains. »

Lundi également, le roi Abdallah II de Jordanie a déclaré que les forces internationales qui pourraient être déployées à Gaza en application du plan de cessez-le-feu du président américain Donald Trump ne pourront pas imposer la paix entre Israël et le Hamas.

Le roi Abdallah II de Jordanie s’exprime lors de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, le 23 septembre 2025. (Crédit : TIMOTHY A. CLARY / AFP)

« Quel est le mandat des forces de sécurité dans Gaza ? Nous espérons qu’il s’agit de maintien de la paix, car s’il s’agit d’imposer la paix, alors personne ne voudra y aller », a expliqué le roi Abdallah.

Selon les Nations Unies, les opérations de maintien de la paix sont guidées par le « non-recours à la force, sauf en cas de légitime défense et de défense du mandat », tandis que l’imposition de la paix nécessite une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et « implique l’application d’une série de mesures coercitives, y compris l’utilisation de la force militaire ».

« Le maintien de la paix, cela consiste à soutenir les forces de police locales, les Palestiniens, que la Jordanie et l’Égypte sont prêtes à former en grand nombre, mais c’est quelque chose qui prend du temps », a souligné le roi. « Si on parle de courir partout dans Gaza, de patrouiller avec des armes, aucun pays ne voudra intervenir. »

Pour mettre fin à cette guerre qui durait depuis plus de deux ans, Israël a exigé que le Hamas désarme, ce que les États-Unis ont confirmé dans le cadre de leur plan en 20 points. Or, un haut dirigeant du Hamas a déclaré hier que l’organisation terroriste ne désarmerait que « si l’occupation prend fin ».

Le monarque jordanien a par ailleurs déclaré à la BBC que la Jordanie n’enverrait pas de forces à Gaza, Amman étant « trop proche politiquement » du conflit.

Interrogé sur sa confiance envers le Hamas, s’agissant de la question de son désarmement, il s’est refusé à répondre directement, se limitant à dire : « Je ne les connais pas, mais ceux qui travaillent au plus près avec eux – à savoir le Qatar et l’Égypte – sont très, très optimistes quant au fait qu’ils respecteront cela. »

« Si nous ne réglons pas ce problème, si nous ne trouvons pas d’avenir pour les Israéliens et les Palestiniens et le moyen d’avoir une relation entre le monde arabe et musulman et Israël, alors nous sommes perdus », a-t-il conclu.

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