Les Houthis, soutenus par l’Iran, affirment avoir frappé une base saoudienne
Deux personnes ont été blessées par un projectile à la frontière sud de l’Arabie saoudite, alors que les affrontements se poursuivent
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Les Houthis, un groupe terroriste soutenu par l’Iran, ont expliqué, dans la journée de dimanche, qu’ils ont procédé à des frappes aux missiles et aux drones qui ont visé une base militaire située dans le sud de l’Arabie saoudite, alors que la reprise des combats avec les forces gouvernementales yéménites obligeait un nombre croissant de civils à prendre la fuite.
L’attaque qui a été perpétrée contre la base de Sharurah, dans le sud du pays, a pris pour cible « des dépôts d’armes et des centres de commandement et de contrôle qui orchestrent l’agression contre notre nation et notre peuple », a écrit le porte-parole militaire houthi Yahya Saree dans un post qui a été publié sur le réseau social X.
La date de l’opération n’a pas été précisée. Les affrontements se sont intensifiés cette semaine entre les Houthis, alliés de l’Iran, et les forces gouvernementales yéménites, qui sont soutenues par Ryad.
Les sirènes ont retenti dans la province samedi, selon la défense civile saoudienne. Il n’y a eu ni victimes, ni dégâts.
La défense civile a précisé qu’un projectile était retombé dans le gouvernorat d’al-Tawwal, à proximité de la frontière avec le Yémen, le long de la mer Rouge, blessant deux personnes et endommageant une mosquée ainsi que plusieurs autres bâtiments. Le communiqué a imputé la responsabilité de cet incident aux Houthis.
Dans la journée de samedi, les forces gouvernementales yéménites avaient annoncé qu’elles avaient frappé des terroristes houthis qui se trouvaient dans la ville de Mocha, au bord de la mer Rouge, et qu’elles avaient attaqué d’autres positions de ces rebelles, dans le Sud-Ouest du pays.
« L’armée de l’air a pris pour cible des positions et des casernes du groupe terroriste Houthi au moyen de trois frappes aériennes » dans la région de Taïz, a annoncé l’armée yéménite dans un message qui a été posté sur X dans la journée de dimanche.
L’agence de presse gouvernementale Saba a rapporté que les « forces yéménites ont détruit des véhicules et des armes et elles ont tué des membres de la milice terroriste houthie » aux abords du port de Mocha. Elle a cité les propos tenus par un porte-parole des forces armées, qui a expliqué que ces dernières avaient également visé des cibles houthies qui se trouvaient juste à l’extérieur de la ville.
De leur côté, les Houthis ont déclaré, samedi dans la soirée, qu’au cours des dernières quarante-huit heures, « des avions ennemis saoudiens ont mené 129 frappes aériennes » sur des zones placées sous leur contrôle.
Ces affrontements en cours ont suivi une offensive houthie d’une semaine qui a abouti à la prise, par le groupe terroriste, du reste de la côte yéménite de la mer Rouge et de plusieurs îles stratégiques – consolidant ainsi son emprise sur le détroit de Bab al-Mandeb, à l’entrée sud de la mer.
Cette voie navigable est devenue une artère importante pour les exportations de pétrole saoudiennes après que l’Iran a largement interrompu les expéditions via le Golfe en imposant son blocus sur le détroit d’Ormuz.
Les Houthis ont récemment fait savoir qu’ils mettaient en place leur propre blocus maritime des ports saoudiens de la mer Rouge.
Le site d’information américain Axios a signalé, vendredi, que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane avait appelé à deux reprises le président américain Donald Trump, lui demandant de procéder à des frappes contre les Houthis, la semaine dernière – une demande qui est restée lettre morte.
Trump a reconnu samedi avoir échangé avec le dirigeant saoudien de facto, notant que les Houthis avaient également « appelé [les États-Unis] et qu’ils ne voulaient pas se battre contre [nous] ».
Il n’a pas précisé si Washington allait prendre des mesures, mais il a déclaré aux journalistes que « tout allait s’arranger à merveille » dans la région.
Au Yémen, la guerre civile – qui avait débuté en 2014 avec la prise de la capitale, Sanaa, par les rebelles Houthis – était restée en sommeil depuis un cessez-le-feu qui avait été conclu en 2022. Elle a toutefois repris de plus belle au mois de juillet dernier.
L’Arabie saoudite était intervenue pour la première fois dans le conflit aux côtés du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale en 2015 – et elle continue de soutenir l’administration basée à Aden.
La guerre civile yéménite a déraciné des millions de personnes, et les derniers combats ont poussé encore davantage de personnes à fuir leurs foyers.
La chute de Mocha aux mains des Houthis, dans la journée de jeudi, a contraint de nombreux habitants à se réfugier à Aden, où siège le gouvernement internationalement reconnu.
L’agence des Nations unies chargée des migrations a indiqué samedi que, depuis juillet, 76 000 personnes avaient fui les combats, un chiffre qui avait quadruplé depuis la semaine dernière.
Environ 1 400 personnes se sont réfugiées à Djibouti, a déclaré samedi le ministre de l’Économie et des Finances du pays, Ilyas Moussa Dawaleh.
La reprise des combats au Yémen a fait plus de 500 morts, selon des sources des deux camps.
la Communauté du Times of Israël !







