Les petites-filles de Nelson Mandela ont visité Israël, réfutant l’idée d’un « apartheid » dans le pays
"L’apartheid était un système de séparation raciale institutionnalisée, et Israël n’a rien à voir avec cela", a affirmé l’une d'elles
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Les petites-filles de Nelson Mandela, Zamaswazi « Swati » Dlamini-Mandela et Zaziwe Dlamini-Manaway, ont visité Israël début octobre, quelques jours avant le cessez-le-feu à Gaza, a rapporté en octobre le média juif britannique Jewish News. À l’issue de leur voyage, elles ont rejeté l’usage du terme « apartheid » pour décrire la situation en Israël.
Invitées par le National Black Empowerment Council, les deux femmes ont visité Yad Vashem, le kibboutz Nir Oz détruit lors des attaques du 7-Octobre, et vu les opérations de la Gaza Humanitarian Foundation, avec laquelle elles ont participé à une distribution d’aide.
« Nous avons vu des Israéliens, des Américains et des Gazaouis travailler ensemble pour acheminer l’aide », a expliqué Swati. « Nous ignorions que cette coopération existait déjà avant cette guerre. Cela nous a redonné espoir : la coexistence reste possible. »
Leur visite a ainsi permis à Swati d’affirmer que « l’apartheid était un système de séparation raciale institutionnalisée, et Israël n’a rien à voir avec cela », estimant que « les récits existent des deux côtés », mais qu’être « au contact des familles et des victimes » modifie profondément la perception du conflit.
Au sujet de la plainte pour « génocide » déposée par leur pays contre Israël devant la CIJ, Swati a déclaré : « La position du gouvernement ne représente pas tous les Sud-Africains. Notre visite était purement humanitaire. Nous sommes venues écouter et apprendre. Ce que nous avons vu, c’est la souffrance des gens ordinaires, pas la politique. »
Pendant leur voyage, elles ont également rencontré des survivants du 7-Octobre et des responsables israéliens. Zaziwe Dlamini-Manaway a été particulièrement marquée par Rachel Goldberg-Polin, mère de l’otage Hersh Goldberg-Polin, tué à Gaza et dont le corps a depuis été remis par le Hamas pour être enterré en Israël. « Elle était d’une résilience extraordinaire, parlant encore de paix et d’un processus de réconciliation à l’image de celui de l’Afrique du Sud », a-t-elle confié.
Swati Dlamini-Mandela a ainsi salué « la détermination » de Rachel Goldberg-Polin à poursuivre le combat pour les otages qui restaient alors détenus. « Elle veut la guérison pour tous, Israéliens comme Palestiniens. Cette force nous a donné de l’espoir », a-t-elle ajouté.
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