Nucléaire : Paris appelle Téhéran à revenir à la table des négociations
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Paris a appelé mercredi Téhéran à « retourner à la table des négociations en vue de conclure un accord robuste et durable garantissant que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », selon un communiqué publié à l’issue d’un entretien entre les ministres français et iranien des Affaires étrangères.
Jean-Noël Barrot, qui a reçu son homologue Abbas Araghchi à Paris, « a rappelé l’engagement constant de la France, aux côtés de ses partenaires européens et américains, en faveur d’une solution diplomatique », selon une déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay.
L’Iran et les Etats-Unis, ennemis depuis quatre décennies, avaient entamé en avril des négociations sous la médiation du sultanat d’Oman autour du programme nucléaire iranien, objet de tensions avec les pays occidentaux.
Parallèlement, des discussions directes avaient eu lieu entre Téhéran et le groupe E3 (France, Allemagne, Royaume Uni).
Mais ces discussions sont interrompues depuis l’attaque surprise d’une ampleur inédite lancée par Israël contre l’Iran le 13 juin, qui a déclenché un conflit de 12 jours entre les deux pays, au cours duquel les Etats-Unis ont aussi frappé trois importants sites nucléaires iraniens.
En outre, le conseil de sécurité des Nations Unies a rétabli en septembre, à la demande des Européens, un régime de sanctions économiques à l’encontre de l’Iran qui avaient été suspendues en 2015 à la faveur d’un accord, dit JCPOA.
Téhéran a enrichi ces dernières années une quantité d’uranium très supérieures à celles correspondant à des fins civiles.
Dans un entretien accordé à la chaîne France 24, Abbas Aragchi a souligné que l’Iran n’était « pas pressé » de reprendre les discussions.
« On n’est pas pressé, on attend que les Américains soient prêts pour une vraie négociation, et non pas seulement pour demander sans arrêt des choses exagérées », a-t-il déclaré selon une traduction simultanée de la chaîne.
Il a par ailleurs estimé que son pays ne refusait pas de coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mais a mis en avant les difficultés et la dangerosité de s’approcher des infrastructures nucléaires qui ont été bombardées en juin dernier.
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