Un officiel de l’administration Biden confirme que Netanyahu aurait retardé l’accord sur Gaza en 2024 en imposant des conditions
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Phil Gordon, qui avait occupé le poste de conseiller à la sécurité nationale de la vice-présidente américaine Kamala Harris sous l’administration Biden, a confirmé les déclarations qui ont été faites par Avi Gil et par d’autres responsables israéliens qui ont affirmé que Netanyahu avait, semble-t-il, retardé la conclusion d’un accord de cessez-le-feu en 2024, accord qui aurait ouvert la porte à la libération des otages.
« Les partisans de Netanyahu semblent tirer parti du livre et des interviews de @Brett_McGurk pour justifier la conduite de la guerre à Gaza par Netanyahu », a-t-il écrit sur X, faisant référence au conseiller à la sécurité nationale de Biden.
« Mais si le récit de Brett, qui était aux premières loges, est précieux, cela ne signifie pas pour autant qu’il soit définitif ni que ses points de vue soient largement partagés — y compris parmi les anciens membres de l’administration Biden », a-t-il précisé.
« Brett raconte l’histoire de l’appel téléphonique qui avait été passé par Biden après cette tragédie, mais pas celle de l’appel que Biden avait passé à Netanyahu, le 4 juillet 2024, pour le presser de conclure l’accord sur les otages après que le Hamas en a enfin accepté le cadre de base, renonçant à exiger qu’Israël s’engage à un cessez-le-feu permanent avant toute libération d’otages », a-t-il poursuivi.
« Mais Netanyahu, au contraire, a ajouté un si grand nombre de conditions de son cru — contre l’avis de ses propres responsables de la sécurité — que l’accord est devenu impossible pendant encore six mois, période durant laquelle près de 9 000 Palestiniens supplémentaires ont été tués et d’autres otages israéliens ont trouvé la mort, dont les six que le Hamas a exécutés au mois d’août de cette année-là », a-t-il précisé.
Gordon a ajouté que « les modifications israéliennes comprenaient l’exigence qu’Israël maintienne des forces le long de toute la frontière de Gaza avec l’Égypte — que les soldats n’avaient prise qu’après la proposition initiale — ainsi qu’un nouveau mécanisme de contrôle visant à filtrer les Gazaouis qui rentraient chez eux vers le nord, ce qui aurait nécessité le maintien de soldats israéliens dans le centre de Gaza. Ces deux nouvelles conditions ont été abandonnées dans l’accord qui avait été finalement conclu au mois de janvier 2025 ».
Netanyahu supporters seem to be taking advantage of @Brett_McGurk’s book and interviews to claim vindication for Netanyahu’s conduct of the war in Gaza. But while Brett’s front-row account is valuable, that doesn’t mean it is definitive or its perspectives widely shared—including…
— Phil Gordon (@PhilGordonDC) October 10, 2026
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