L’US Navy déploie des bateaux drones à des fins de surveillance lors d’opérations contre l’Iran
Rien n'indique que les États-Unis aient utilisé ces navires sans équipage, confrontés depuis des années à des problèmes techniques, pour mener des frappes offensives
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NEW YORK (Reuters) — Les États-Unis ont déployé des vedettes rapides sans équipage dans le cadre de leurs opérations contre l’Iran, a déclaré le Pentagone. Ces bateaux drones seront chargés d’effectuer des patrouilles. C’est la première fois que Washington confirme l’utilisation de tels navires dans un conflit en cours.
Le déploiement de ces embarcations – qui peuvent être utilisées à des fins de surveillance ou pour des attaques kamikazes – n’avait jamais été rapporté auparavant. Il intervient malgré les revers qui ont été essuyés par la marine américaine au cours de plusieurs années d’efforts dont l’objectif était de parvenir à mettre en service une flotte de navires de surface sans équipage, comme l’avait fait savoir Reuters l’année dernière.
L’utilisation de navires sans équipage a gagné en importance ces dernières années, après que l’Ukraine a utilisé des vedettes rapides chargées d’explosifs pour infliger des dégâts importants à la flotte russe en mer Noire.
L’Iran a eu recours à des bateaux drones pour cibler des pétroliers dans le Golfe à au moins deux reprises depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leur offensive, il y a près d’un mois, contre le régime iranien, dans le but d’affaiblir ses capacités militaires et de neutraliser les menaces qu’il représente, notamment ses programmes nucléaire et de missiles balistiques.
Aucun élément ne semble indiquer que les États-Unis aient utilisé des navires sans équipage pour mener des frappes offensives.
Interrogé par Reuters, Tim Hawkins, porte-parole du Pentagone pour le Commandement central, a expliqué que des navires sans équipage construits par la société BlackSea, basée dans le Maryland, et désignés par l’acronyme GARC (Global Autonomous Reconnaissance Craft), avaient été utilisés à des fins de patrouille dans le cadre de la campagne américano-israélienne contre l’Iran, baptisée Opération Fureur épique par Washington et Opération Lion rugissant par Israël.
« Les forces américaines continuent d’utiliser des systèmes sans pilote dans la région du Moyen-Orient, notamment des drones de surface tels que le GARC. Cette plateforme en particulier a enregistré avec succès plus de 450 heures de navigation et parcouru plus de 2 200 milles marins lors de patrouilles en mer dans le cadre de l’opération Fureur épique », a indiqué Hawkins dans un communiqué.
Hawkins a refusé de nommer les autres systèmes sans pilote actuellement déployés. BlackSea a préféré ne pas commenter cette information.
La marine aux prises avec les bateaux drones
Depuis des années, les États-Unis tentent de constituer une flotte de navires de surface et sous-marins autonomes et sans équipage, moins coûteux et plus rapides que les navires et sous-marins habités, afin notamment de contrer la puissance navale croissante de la Chine dans le Pacifique. Cette initiative a toutefois pris du retard, en raison de problèmes techniques, de préoccupations d’ordre financier et d’une série de revers essuyés au cours des essais.
Reuters, l’année dernière, a rapporté que le GARC, un bateau à moteur de forme allongée et d’environ cinq mètres de long, avait rencontré plusieurs problèmes de performance et de sécurité, parmi lesquels une collision à grande vitesse avec un autre bateau lors d’un essai militaire.
Ces dernières semaines, au cours d’un autre essai infructueux au Moyen-Orient, un GARC est devenu inutilisable, a fait savoir une source proche du dossier.
Hawkins a refusé tout commentaire sur les revers essuyés lors des essais.
« Le GARC est une capacité naissante, intégrée à une flotte de drones de surface exploitée par la 5e flotte américaine dans le but de mieux comprendre les événements qui se déroulent dans les eaux régionales », a-t-il affirmé.
L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.
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