Rechercher

Marine Le Pen n’est toujours pas la bienvenue en Israël

Depuis son arrivée à la tête du FN, Marine Le Pen est boycottée par les représentants officiels israéliens tout comme son père

La présidente du parti d'extrême droite Front National, Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse, le 23 mars 2014. (Crédit : Kenzo Tribouillard/AFP)
La présidente du parti d'extrême droite Front National, Marine Le Pen, lors d'une conférence de presse, le 23 mars 2014. (Crédit : Kenzo Tribouillard/AFP)

La présidente du Front national, Marine Le Pen, continuera à être boycottée officiellement en Israël malgré la percée dimanche du parti d’extrême droite aux élections européennes, a indiqué lundi un responsable gouvernemental israélien.

« Marine Le Pen peut se rendre en Israël profiter du soleil comme n’importe quel touriste détenteur d’un passeport, mais elle ne peut pas prétendre obtenir des rendez-vous officiels si elle décidait de venir », a affirmé ce responsable qui a requis l’anonymat.

Interrogé sur les raisons du maintien de ce boycottage, ce responsable a expliqué que Marine Le Pen n’a « toujours pas procédé a un aggiornamento de son parti en dénonçant les propos antisémites de son fondateur, qui se trouve être son père », Jean-Marie Le Pen.

Le Front national a fait une percée sans précédent aux élections européennes en obtenant près de 25 % des voix quadruplant ainsi son score de 2009 et distançant nettement l’UMP (opposition de droite, 20,8 %). En troisième position, le parti socialiste a obtenu moins de 14 % des voix.

Depuis son arrivée à la tête du Front national, Marine Le Pen est boycottée par les représentants officiels israéliens tout comme son père.

En novembre 2011, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Ron Prosor, avait toutefois rencontré à New York Mme Le Pen lors d’une entrevue aussitôt qualifiée de « bourde » par la diplomatie israélienne

En février 2012, Marine Le Pen, a affirmé que les Israéliens ont une « fausse idée de Jean-Marie Le Pen », dans une interview à la télévision israélienne.

« Je ne condamne pas mon père, on a une fausse idée de Jean-Marie Le Pen en Israël », avait-elle déclaré.

Jean-Marie Le Pen a plusieurs fois été condamné pour incitation à la haine raciale ou contestation de crimes contre l’Humanité, notamment pour ses propos qualifiant les chambres à gaz des camps de la mort nazis de « détail de l’histoire » ou pour un jeu de mot injurieux sur « Durafour crématoire » en 1988, visant le ministre Michel Durafour.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.