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Mavi Marmara : une ONG islamique ne renoncera pas aux poursuites contre Israël

Alors qu'un accord attendait l'approbation de Netanyahu

Le Mavi Marmara, navire turc participant à la flottille pour Gaza, visant à briser le blocus maritime imposé par Israël, en mai 2010. (Crédit : CC BY Free Gaza Mouvement/Flickr)
Le Mavi Marmara, navire turc participant à la flottille pour Gaza, visant à briser le blocus maritime imposé par Israël, en mai 2010. (Crédit : CC BY Free Gaza Mouvement/Flickr)

Une organisation caritative islamique turque a annoncé lundi qu’elle n’abandonnera pas les poursuites judiciaires contre les militaires israéliens dans le cadre d’un éventuel accord d’indemnisation qui mettrait fin au contentieux turco-israélien sur un raid israélien meurtrier en 2010.

« Nous n’abandonnerons pas les poursuites en justice. Nous pensons que les criminels doivent être jugés dans tout les cas », a indiqué à l’AFP un porte-parole de l’IHH (la Fondation d’aide humanitaire).

Le responsable a insisté que, « même si nous abandonnons, les familles des victimes ne le ferons pas ».

Une cour criminelle d’Istanbul a repris lundi la procédure en contumace contre des soldats et officiers israélien, dont l’ex-chef de l’armée israélienne, Gaby Ashkenazi, accusés d’avoir ordonné et mené l’assaut d’un commando israélien le 31 mai 2010 contre un navire turc faisant partie d’une flottille humanitaire en route pour Gaza, sous blocus israélien.

Neuf activistes turcs avaient trouvé la mort dans l’attaque, envenimant les relations entre la Turquie et Israël.

Les deux pays, depuis en froid, sont néanmoins en discussions pour un accord qui dédommagerait les victimes.

Le montant des compensations qui seront versées par Israël n’est pas encore connu. Selon la presse israélienne, l’Etat hébreu a offert une enveloppe de 20 millions de dollars aux victimes turques.

Une fois signé, le futur accord doit encore être ratifié par le parlement turc.

Toutefois, un des avocats des familles turques, Cihat Gokdemir, a affirmé que même si les députés pardonnaient les soldats israéliens, les poursuites ne pouvaient être abandonnées, aux termes des lois.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a formellement présenté des excuses en mai dernier mais la normalisation des relations entre les deux pays reste suspendue aux négociations d’indemnisation.

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