Netanyahu : « Trump ne m’a pas imposé la trêve ; la guerre sera finie quand le Hamas aura désarmé »
Sur la Quatorzième chaîne, le Premier ministre affirme vouloir la mise en œuvre intégrale de l'accord, annonce qu'il se présentera aux prochaines élections qu'il entend remporter
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a démenti samedi que le président américain Donald Trump l’avait contraint à accepter l’accord actuel de cessez-le-feu et de libération des otages, et a souligné que la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza « prendra fin définitivement lorsque les termes de l’accord qui ont été acceptés seront mis en œuvre ».
« Nous insistons pour que l’accord soit mis en œuvre dans son intégralité », y compris le retour de tous les otages morts et le désarmement du Hamas, a-t-il déclaré lors d’une apparition sur la Quatorzième chaîne, ouvertement pro-Netanyahu.
Il a également confirmé qu’il briguerait un nouveau mandat lors des prochaines élections législatives, actuellement prévues pour octobre 2026, et s’est dit confiant quant à sa victoire. À l’exception de ceux réalisés par la Quatorzième chaîne, les sondages d’opinion prédisent de manière écrasante et constante que le bloc actuel de Netanyahu (composé de partis de droite, religieux et d’extrême droite) ne remportera pas la majorité à la Knesset.
Depuis le pogrom perpétré par le Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre à Gaza, le Premier ministre a accordé des dizaines d’interviews à des médias étrangers et à des podcasts. En revanche, il n’a accordé que très peu d’interviews aux médias israéliens, la plupart à la Quatorzième chaîne.
Lors de son intervention samedi, il a abordé divers sujets, allant de ses relations avec l’administration américaine actuelle et celle qui l’a précédée à la guerre à Gaza et en Iran, mais a largement éludé les questions moins commodes pour Netanyahu, telles que les échecs qui ont conduit au 7-Octobre ou les critiques de la droite concernant l’accord de cessez-le-feu actuel.
Netanyahu a réitéré sa position selon laquelle si le Hamas n’accepte pas de déposer les armes, conformément aux dernières étapes du plan de paix en vingt points de Trump, cela se fera « par la force ».
« La guerre ne prendra fin qu’après le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l’accord de trêve, Netanyahu a contesté que Trump l’ait contraint à l’accepter, mettant en avant son propre rôle dans l’élaboration du plan de paix en vingt points du président américain.
« Il ne m’a pas imposé cet accord, car j’ai collaboré avec lui à sa rédaction », a souligné le Premier ministre, précisant qu’il y avait apporté des modifications importantes jusqu’à la dernière minute.
Il a indiqué avoir œuvré pour apporter des « changements très favorables à l’État d’Israël » même pendant son déplacement à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies.
Il a toutefois refusé de détailler les modifications qu’il aurait apportées au texte de l’accord.
« Trump a déclaré qu’il n’y avait jamais eu une coordination aussi étroite entre un président américain et un Premier ministre israélien, et il a raison », a déclaré Netanyahu sur le plateau, sous un tonnerre d’applaudissements.
Le Premier ministre a semblé éluder une question visant à savoir si l’attaque israélienne ratée contre des dirigeants du Hamas, au Qatar, le 9 septembre, avait créé des tensions avec les États-Unis, qui entretiennent des relations étroites avec Doha.
Les négociateur et envoyé américain Jared Kushner et Steve Witkoff se sont dits récemment « un peu trahis » quant à cette frappe israélienne.
Netanyahu a également profité de l’occasion pour évoquer l’implication de Washington dans la guerre de douze jours qui a opposé Israël à la République islamique d’Iran en juin, lorsque les États-Unis ont apporté leur aide en bombardant des installations nucléaires clés qu’Israël n’avait pas les moyens d’atteindre.
Il a expliqué avoir présenté à Trump un document de sept pages détaillant la menace que représentait la République islamique d’Iran pour Israël, car, selon lui, « ce n’était qu’une question de mois avant que l’Iran ne se dote d’une bombe nucléaire, voire deux, voire plus ».
« Je savais que nous devions agir pour éliminer cette menace le plus rapidement possible », a-t-il ajouté.
Il a indiqué avoir informé Trump qu’Israël lancerait une guerre contre les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran, avec ou sans l’accord de Washington.
Il a toutefois ajouté qu’il avait formulé une demande à Trump, à savoir que les États-Unis « pénètrent dans les profondeurs de Fordo [l’installation nucléaire iranienne isolée et difficile d’accès] grâce aux moyens spéciaux dont seuls les États-Unis disposent ».
« Il m’a compris et a donné son accord. »
la Communauté du Times of Israël !







