Nice : L’auteur de propos antisémites et homophobes placé sous contrôle judiciaire
Le maire de Nice Christian Estrosi et le député Éric Ciotti avaient saisi la justice, dénonçant un acte haineux "intolérable"
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La séquence vidéo avait été largement relayée sur les réseaux sociaux depuis la semaine dernière, suscitant une vive indignation. Tournée sur la promenade des Anglais, à Nice, le 23 juillet, elle montrait plusieurs individus s’en prenant verbalement à une personne. Sur les images, on entend des insultes d’une rare violence proférées à l’encontre de la victime, notamment à caractère antisémite et homophobe. Des propos comme « Tu es une merde de juif », « Cours pédé » ou encore « Sale race » sont audiblement lancés, alors que plusieurs drapeaux palestiniens sont visibles à l’arrière-plan.
Le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé le 29 juillet l’interpellation du suspect. Ce jeudi 31, il a ajouté sur X que « l’auteur des propos antisémites et homophobes tenus sur la promenade des Anglais a été placé sous contrôle judiciaire ». L’élu a précisé que l’intéressé « sera jugé pour injures publiques à raison de la religion et injures publiques à raison de l’orientation sexuelle ». « Je salue cette décision nécessaire pour rappeler que la haine n’a pas sa place dans notre ville et notre pays. La République doit répondre avec toute la fermeté que de tels actes appellent », a écrit l’élu.
Christian Estrosi avait immédiatement réagi, après la diffusion de la vidéo, en condamnant un « déchaînement de haine antisémite et homophobe » qu’il jugeait intolérable. Dans un communiqué, il avait annoncé avoir saisi le procureur de la République et demandé au préfet des Alpes-Maritimes de « faire cesser immédiatement les rassemblements autour du drapeau palestinien à Nice », qu’il considère comme « devenu l’étendard de l’islamo-fascisme antisémite et homophobe ».
De son côté, Éric Ciotti, président de l’UDR et député des Alpes-Maritimes, avait également réagi sur le réseau social X. « Intolérables propos antisémites proférés par des individus abjects hier à Nice », avait-il déclaré, apportant son soutien à la victime et à « l’ensemble des juifs de France ». Il appelait à une réponse judiciaire ferme, affirmant que « l’antisémitisme doit être combattu à Nice comme partout ailleurs » et que « la justice doit frapper fort ».
Plusieurs autres élus et associations avaient eux aussi demandé que les sanctions soient exemplaires.
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