Premier allumage de Hanoukka en l’honneur de Ran Gvili, dernier otage encore à Gaza
Le Premier ministre et Herzog ont organisé deux cérémonies distinctes avec les proches du captif dont le corps sans vie se trouve encore aujourd'hui aux mains des terroristes palestiniens
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Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Isaac Herzog se sont tenus, dimanche dans la soirée, aux côtés de la famille de Ran Gvili, le dernier otage israélien décédé dont la dépouille n’a pas encore été restituée par le Hamas – et ce à l’occasion de deux cérémonies distinctes d’allumage des bougies de Hanoukka qui ont marqué la toute première nuit de la fête des lumières qui durera huit jours.
Herzog et son épouse, Michal, ont également été rejoints par des otages qui ont été remis en liberté par le groupe terroriste : Keith et Aviva Siegel, Matan Angrest, Shlomi Ziv, Noralin Babadilla, Margalit Mozes, Clara Merman, Moran Stella Yanai, ainsi que Gabriella et Mia Lemberg.
Dans son discours, le président a mis l’accent sur la campagne menée depuis deux ans par les familles des captifs en faveur du rapatriement de leurs proches après qu’ils ont été enlevés lors du pogrom qui avait été commis par le Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023. Il a dit à l’assemblée qu’il avait eu « l’immense privilège » d’être l’homme vers qui un grand nombre d’entre eux s’étaient tournés pour « discuter, pleurer et trouver de l’espoir dans les moments de désespoir et dans les moments de fierté ».
« Ran est un policier qui est tombé au combat en héros, le 7 octobre. 800 jours plus tard, Ran est aujourd’hui le dernier otage toujours entre les mains des terroristes meurtriers à Gaza », a expliqué Herzog. « Nous appelons, encore une fois, à ce que Ran soit immédiatement libéré et rapatrié chez lui, auprès de sa chère famille, pour qu’il puisse enfin bénéficier d’une sépulture digne ! »
La première bougie de Hanoukka, a-t-il ajouté, doit être une « bougie du souvenir, à la mémoire de tous les otages décédés qui resteront gravés dans le cœur de toutes et de tous, pour les générations à venir ».
Plus tard, la famille de Gvili a assisté à une deuxième cérémonie d’allumage des bougies – cette fois-ci en présence de Netanyahu et du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir. Elle a eu lieu au sein de l’Académie nationale de police de Beit Shemesh.
« Nous ramènerons Rani tout comme nous avons ramené 254 des 255 otages », a promis Netanyahu aux proches du défunt lors de l’événement.
« Certains ne croyaient pas » qu’Israël ramènerait les otages, a déclaré le Premier ministre. « J’y crois. Mes collègues du gouvernement y croyaient. Ils ont dit : ‘Et ce sera un miracle’. Ce à quoi j’ai répondu que cette nation crée des miracles. Le Saint, béni soit-Il, aide ceux qui s’aident eux-mêmes ».
Netanyahu a également évoqué la fusillade meurtrière qui a eu lieu à Sydney, au cours de laquelle au moins 15 personnes ont été tuées lors d’un événement de Hanoukka à Bondi Beach. Il a critiqué la politique du Premier ministre australien Anthony Albanese et il a prédit d’autres attentats de ce type.
« Le seul endroit sûr pour les Juifs du monde entier est celui où le gouvernement, l’armée et les forces de sécurité les protègent — c’est Israël car nous nous défendons nous-mêmes avant tout », a-t-il affirmé.
Prenant la parole après le Premier ministre, Ben Gvir a évoqué un projet de loi promu par son parti Otzma Yehudit qui, s’il était adopté, imposerait la peine de mort pour les terroristes non juifs.
« Un État qui respecte la vie doit dire à ceux qui font du mal à ses citoyens : Ce sera à vos risques et périls », a-t-il déclaré.
La première bougie de Hanoukka est une « bougie d’espoir », a, pour sa part, fait remarquer le chef de la police, Danny Levy, se concentrant sur Gvili et sa famille, et elle est une « prière pour le retour d’un héros d’Israël ».
Des événements similaires d’allumage de bougies ont eu lieu à travers Israël – où les communautés de Haïfa, Zichron Yaakov, Kfar Saba et d’ailleurs se sont rassemblées pour la première nuit de Hanoukka afin de rendre hommage à Gvili, exigeant la restitution de sa dépouille.
Ailleurs en Israël, le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a évoqué les opérations militaires de Tsahal lors d’une cérémonie d’allumage des bougies qui a eu lieu dans le nord du pays.
« Hier, nous avons éliminé Raad Saad, l’une des figures de proue de la branche armée de l’organisation terroriste du Hamas, qui a dirigé et mené des terroristes pendant plus de trente ans, et qui était l’un des architectes de l’attaque du 7-Octobre », a-t-il déclaré lors d’une cérémonie d’allumage des bougies Hanoukka dans le nord d’Israël.
« Son implication dans les tentatives du Hamas de restaurer et de reconstruire [ses forces] constituait une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu », a ajouté Zamir.
Le chef d’état-major de Tsahal a souligné qu’en peu de temps, Israël avait éliminé le chef militaire du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah, le 23 novembre, puis le responsable de la production d’armes du Hamas.
« Nous ne permettrons pas à l’ennemi de renforcer ses capacités et nous réagirons à toute violation de l’accord. Notre politique est claire sur tous les fronts, et au Liban également, nous continuerons à agir et à contrer les menaces dès qu’elles apparaîtront », a-t-il ajouté.
Il a déclaré aux soldats rassemblés là que l’armée israélienne ne permettrait pas à ses ennemis de « renforcer » leurs capacités, après qu’une frappe aérienne ait tué samedi Raad Saad, haut responsable du Hamas qui dirigeait le quartier général de fabrication d’armes du groupe terroriste.
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