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Sous les missiles iraniens, les Tel-Aviviens s’inquiètent aussi de leurs animaux de compagnie

Le pays comptait plus d'un demi-million de chiens en 2020, selon le ministère de l'Agriculture. En ces temps de guerre, pour rien au monde les habitants ne les abandonneraient derrière eux

Des Israéliens se réfugient dans un abri public à Tel Aviv alors qu'une sirène retentit pour avertir de l'arrivée de missiles balistiques tirés depuis l'Iran vers Israël, le 1er mars 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
Des Israéliens se réfugient dans un abri public à Tel Aviv alors qu'une sirène retentit pour avertir de l'arrivée de missiles balistiques tirés depuis l'Iran vers Israël, le 1er mars 2026. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

« Des alertes ? Des tirs de roquettes ? N’oubliez pas vos compagnons à quatre pattes ! » Depuis deux semaines qu’Israël vit au rythme des alertes antiaériennes et des salves de missiles iraniens, Tel-Aviv s’inquiète aussi de ses animaux de compagnie.

« En cas d’urgence, nos chiens et nos chats ressentent eux aussi de la peur et de la confusion », a prévenu le département vétérinaire de la grande agglomération côtière israélienne, donnant une liste de consignes à suivre pour le bien-être animal.

Chiens en laisse et chats dans des paniers suivent leurs maîtres qui se précipitent dans les bunkers publics dès que les sirènes se déclenchent, constate l’AFP.

Le pays comptait plus d’un demi-million de chiens en 2020, selon le ministère de l’Agriculture. En ces temps de guerre, pour rien au monde les habitants ne les abandonneraient derrière eux.

« Dès qu’il y a une alarme, elle comprend et descend immédiatement avec moi dans l’abri », raconte Leron, à propos de sa petite chienne Wendy, 10 ans.

« Elle a peur, elle tremble tout le temps. Durant la dernière guerre (avec l’Iran en juin 2025), elle réagissait déjà comme ça. Dans l’abri, les gens la rassurent, la caressent. C’est ce dont elle a besoin. Mais elle continue à trembler quand même après les alertes », dit son maître.

Dans la gare souterraine Allenby, transformée en abri, des résidents du quartier se sont installés pour la nuit sur des rangées de matelas.

Caresses et massages

Un couple enlace un petit chien recroquevillé et tremblant, le caressant pour le calmer. Sa maîtresse explique qu’à chaque alerte, il est le premier à courir vers la porte.

A l’entrée d’une école où une salle souterraine a été aménagée en abri, un chien tire son maître en courant vers l’intérieur, comme guidé par l’urgence. Un ratier brun, sur le qui-vive et les deux oreilles en l’air, reste assis sur les genoux de son maître. Un malinois tenu mollement par une corde violette déambule lui tranquillement dans l’abri, la truffe au sol, cherchant ici et là les caresses.

Dans un parking souterrain en bord de plage, un homme, recroquevillé, enlace son chien qu’il ne quitte pas. La situation provoque des crises d’angoisse à son compagnon, explique-t-il.

Selon les recommandations des autorités, « il ne faut pas empêcher les animaux d’entrer dans l’espace protégé ».

« Restez calmes à leurs côtés, ils ressentent votre tension ».

Dans les abris, les chiens doivent être tenus en laisse, avec une muselière pour les races potentiellement dangereuses.

Les autres animaux (chats, rongeurs, oiseaux, etc.) doivent être surveillés et placés dans une cage de transport ou un conteneur fermé et sécurisé.

La presse n’est pas en reste sur ces conseils animaliers. « Pour nos animaux de compagnie, il s’agit d’une situation déroutante et inhabituelle : des changements dans la routine, des mouvements brusques de la part des membres de la famille et une atmosphère tendue », prévient Ynet, site d’informations qui donne des conseils pour gérer la situation.

« Pour occuper le chien et réduire son stress, les propriétaires peuvent apporter un jouet ou un objet familier dans l’abri. Si le chien semble toujours anxieux, le caresser doucement ou lui faire un massage peut aider », préconise le site.

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