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Touristes israéliens en Tunisie : les motions de censure débattues

la primature tunisienne a demandé que ces motions soient examinées en présence des seuls députés pour "des raisons sécuritaires"

Drapeau de la Tunisie (Crédit : Wikimedia commons)
Drapeau de la Tunisie (Crédit : Wikimedia commons)

Les motions de censure déposées contre deux ministres accusés par des élus d’avoir facilité la venue de touristes israéliens en Tunisie seront débattues vendredi par la Constituante lors d’une séance qui pourrait se tenir à huis clos.

« Nous avons décidé que la plénière aurait lieu le vendredi 9 mai et commencerait à 09H00 par un vote pour décider si la plénière se tiendra à huis clos », a expliqué l’assesseur de la présidence de l’Assemblée chargée de l’Information, Karima Souid.

Selon elle, la primature tunisienne a demandé que ces motions soient examinées en présence des seuls députés pour « des raisons sécuritaires ».

Selon Mme Souid, la majorité des présidents de groupes de l’Assemblée sont favorables à ce huis clos, pour que les ministres puissent donner « aux députés tous les éléments (de réponse) sans restriction ».

Les motions de censure déposées fin avril contre la ministre du Tourisme Amel Karboul et le ministre délégué à la Sécurité auprès du ministère de l’Intérieur, Ridha Sfar, accusent ce dernier d’avoir permis à des touristes israéliens d’entrer en Tunisie et Mme Karboul de les avoir accueillis.

Une majorité des 3/5 de 217 élus est nécessaire pour démettre chacun des ministres, soit 131 voix.

Pour une partie de la classe politique tunisienne, laisser des Israéliens entrer en Tunisie revient à « normaliser » les relations avec l’Etat hébreu, ce qui est inadmissible selon eux par solidarité avec le peuple palestinien.

Des élus rappellent aussi qu’Israël a bombardé en 1985 la localité tunisienne de Hammam-Chott, où se trouvait le QG de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP) à l’époque, tuant 68 personnes.

Le Premier ministre Mehdi Jomaa a qualifié cette polémique de « faux débat » et souligné la nécessité d’éviter les controverses sur Israël à l’approche du pèlerinage juif de la Ghriba (16-18 mai), du nom de la plus ancienne synagogue d’Afrique située à Djerba (sud).

Les Israéliens ne sont pas interdits d’entrée sur le territoire tunisien. Ils doivent cependant obtenir un « laissez-passer », les deux Etats n’entretenant pas de relations diplomatiques.

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