Trump estime désormais que la réouverture d’Ormuz est une « très grande priorité »
Le président avait laissé entendre que la réouverture du détroit n’était pas indispensable aux intérêts US et que d’autres pays pouvaient s’y rendre "et simplement prendre le pétrole"
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Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que la réouverture du détroit d’Ormuz constituait une « très grande priorité », ajoutant qu’il suffirait de peu à l’Iran pour entraver la circulation dans ce passage.
Par le passé, Trump avait laissé entendre que la réouverture du détroit n’était pas indispensable aux intérêts américains et que d’autres pays pouvaient s’y rendre « et simplement prendre le pétrole ».
Interrogé sur ses propos quelque peu contradictoires de ces derniers jours, au cours desquels il a à la fois déclaré que la guerre touchait à sa fin et menacé de bombarder l’Iran pour renvoyer le pays à l’âge de pierre, Trump a répondu que l’évolution de la situation « dépendrait » de ce que ferait l’Iran.
Il a rappelé l’ultimatum lancé mardi soir au régime iranien pour qu’il accepte un accord visant à mettre fin à la guerre et à rouvrir le détroit d’Ormuz – un délai qu’il a déjà repoussé à deux reprises.
« Ils ont demandé un délai supplémentaire de sept jours. J’ai dit : ‘Donnez-leur dix jours’, a-t-il rappelé. Il a ensuite repoussé ce délai de 24 heures supplémentaires dimanche.
« Je trouvais inapproprié [d’attaquer] le lendemain de Pâques. Je veux être quelqu’un de gentil. Ils ont jusqu’à demain. Maintenant, nous verrons ce qui se passe », a-t-il ajouté.
« Ils négocient, nous pensons de bonne foi », a poursuivi Trump à propos de l’Iran.
« Nous bénéficions de l’aide de pays incroyables qui souhaitent que cela cesse, car cela les affecte également », a-t-il déclaré.
« Nous leur donnons jusqu’à demain, 20 heures, heure de l’Est. Après cela, ils n’auront plus de ponts. Plus de centrales électriques. L’âge de pierre. »
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