Un article incite la police à rouvrir une affaire d’attaque de résidents d’implantations
La police a décidé de rouvrir l'enquête sur des violences commises par des résidents d'implantations à la suite d'un reportage remettant en question la clôture des investigations
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

La police a annoncé vendredi la réouverture d’une enquête sur une récente attaque de résidents d’implantations contre un militant pacifiste israélien en Cisjordanie.
Un article du quotidien Haaretz a en effet révélé que l’enquête avait été close en raison de la prétendue incapacité des policiers à identifier les suspects, même au vu des nombreuses preuves fournies par la victime aux forces de l’ordre, parmi lesquelles le nom de l’un des assaillants.
Cette affaire semble souligner le manque apparent de volonté des forces de l’ordre d’enquêter sur les violences commises par des résidents d’implantations, qui ne sont quasiment jamais investiguées. Quatre-vingt-quatorze pour cent de toutes les enquêtes sur les violences des résidents d’implantation entre 2005 et 2024 ont été closes sans même qu’une mise en accusation ne soit déposée, selon le groupe de défense des droits Yesh Din.
Le chef de l’unité d’enquête de la police de Cisjordanie fait actuellement l’objet d’investigations. Il est accusé d’avoir délibérément décidé de ne pas poursuivre les cas de violence des résidents d’implantations afin de gagner les faveurs du ministre d’extrême droite de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, dont le cabinet supervise la police. Alors qu’il avait initialement été démis de ses fonctions, il a été réintégré le mois dernier, sur ordre du chef de la police israélienne.
Lors du dernier incident survenu en mai, des résidents d’implantations auraient attaqué un groupe de Palestiniens de Mughayyir al-Deir, ainsi que les militants pacifistes israéliens qui les accompagnaient. Au cours de l’attaque, les résidents d’implantations ont ouvert le feu sur les Palestiniens, volant des appareils photo, un téléphone portable, un portefeuille et d’autres objets au militant Avishay Mohar.
Mohar a indiqué au journal Haaretz s’être rendu au poste de police de Binyamin pour déposer une plainte deux jours après l’attaque. Sa plainte incluait des documents médicaux, une photo de plusieurs des agresseurs et le nom de l’un d’eux.
Le traceur GPS de l’ordinateur était actif dans les semaines suivant l’attaque. L’avocat de la victime a même informé la police de sa localisation, révélant qu’il se déplaçait entre deux avant-postes illégaux.
Mohar a également proposé à la police de scanner sa voiture à la recherche d’empreintes digitales, les attaquants étant entrés dans le véhicule.
Mais malgré toutes ces preuves, la police a décidé de clore l’enquête, au motif qu’elle n’avait pas été en mesure d’identifier les auteurs.
Les informations fournies par Haaretz sur la fermeture de l’enquête ont finalement incité les forces de l’ordre à rouvrir l’affaire afin de localiser les suspects et de les traduire en justice, a fait savoir la police au journal.
la Communauté du Times of Israël !







