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Une Iranienne, condamnée en France pour apologie du 7-Octobre, de retour en Iran

Le retour de Mahdieh Esfandiari survient après celui, en France la semaine dernière, de Cécile Kohler et Jacques Paris

Mahdieh Esfandiari, une ressortissante iranienne, arrivéant avec l'un de ses avocats, Me Antoine Pastor, pour son procès pour apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux, au tribunal de Paris, le 13 janvier 2026. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)
Mahdieh Esfandiari, une ressortissante iranienne, arrivéant avec l'un de ses avocats, Me Antoine Pastor, pour son procès pour apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux, au tribunal de Paris, le 13 janvier 2026. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)

Mahdieh Esfandiari, une Iranienne détenue en France pour apologie du terrorisme, est rentrée en Iran, a rapporté la télévision d’État mercredi.

Selon le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH), Esfandiari faisait « l’apologie des attentats commis en Israël le 7 octobre 2023, provoquait à des actes de terrorisme et injuriait la communauté juive ».

Son retour survient après celui, en France la semaine dernière, de Cécile Kohler et Jacques Paris, qui avaient été emprisonnés puis assignés à résidence à Téhéran pendant près de quatre ans pour des accusations d’espionnage.

Arrêtés en mai 2022 et accusés d’espionnage, ils ont passé plus de trois ans et demi en détention dans la sinistre prison d’Evin, avant d’être libérés début novembre 2025, mais avec l’interdiction de quitter le territoire de la République islamique d’Iran jusqu’à la semaine dernière. Ils étaient assignés à résidence à l’ambassade de France à Téhéran.

Arrêtée en février 2025, Esfandiari, qualifiée de « militante pour les droits des Palestiniens », est rentrée en Iran après avoir été libérée d’une prison française, a annoncé la télévision d’État iranienne.

Début janvier, le parquet avait requis une peine de quatre ans de prison, dont trois avec sursis, à l’encontre d’Esfandiari, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français.

Les ressortissants français Jacques Paris (à gauche) et Cécile Kohler (à droite), libérés par l’Iran après trois ans et demi de détention, s’adressant à la presse lors de leur réception par le président français, à l’Élysée, à Paris, le 8 avril 2026. (Crédit : Tom Nicholson / POOL / AFP)

L’Iranienne de 39 ans avait été jugée par le tribunal correctionnel de Paris pour apologie d’un acte terroriste commis en ligne, provocation directe à un acte terroriste (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende), injure publique en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion, et association de malfaiteurs.

Elle était soupçonnée d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et Réconciliation d’Alain Soral.

Le compte Telegram de cette organisation a notamment fait l’apologie du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, incitant à des actes terroristes et injuriant la communauté juive.

Interrogé sur une éventuelle contrepartie à la libération de Kohler et Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait évoqué des « discussions sensibles, par nature confidentielles et qui doivent le rester », tout en assurant « qu’en aucun cas et d’aucune manière, nous n’avons mêlé le sort de nos otages aux choix de la politique étrangère de la France ».

L’Iran a multiplié les arrestations de ressortissants occidentaux, les accusant le plus souvent d’espionnage, afin de les utiliser comme monnaie d’échange pour relâcher des Iraniens emprisonnés dans des pays occidentaux ou pour obtenir des gages politiques.

Au plus fort de la crise des « otages d’État » avec Paris, Téhéran a détenu jusqu’à sept ressortissants français simultanément. Il n’y en a plus désormais.

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