Quelque 40 000 personnes se sont rassemblées au parc Yarkon samedi soir à Tel-Aviv pour un concert du chanteur britannique Robbie Williams.

Williams a débuté le concert avec son tube de 1998 « Let Me Entertain You », qui est aussi le nom de sa tournée de 2015.

Avec ses tatouages, ses cornes de diable, son cuir noir et un rétroéclairage rouge vif, Williams a donné le ton de son concert : « Doesn’t it feel good to be bad ? » – n’est-il pas si bon d’être mauvais.

« Me sentez-vous, Israël ? » a-t-il demandé à ses dizaines de milliers de fans. Eh bien assurément oui. Devant une foule suffisamment chauffée, le chanteur de Stokie a commencé par certains de ses classiques : « Rock DJ« , suivi par « Monsoon » et « Come Undone« .

« I Still Haven’t Found What I’m Looking For » de U2 et le récent succès international « Royals » de Lorde ont été repris par le chanteur pop âgé de 41 ans, qui était accompagné de choristes, d’un claviériste, d’instruments à cornes, d’un batteur et d’un guitariste.

Williams a également confié une partie de son histoire personnelle, parlant de sa dépendance à la drogue et de son rétablissement, et de la manière dont il a surmonté ses problèmes via la musique.

La semaine dernière, l’ancien chanteur de Pink Floyd, Roger Waters, détracteur virulent d’Israël, a critiqué Williams pour son concert à Tel-Aviv, affirmant que sa décision « soutient Netanyahu et son régime, et approuve leurs politiques racistes mortelles ».

Dans une lettre ouverte publiée dans Salon, Rogers a fait référence aux quatre garçons palestiniens jouant au football sur une plage de Gaza tués par Tsahal au cours de l’opération Bordure protectrice. « Malheureusement, s’agissant d’enfants palestiniens, comme ceux tués sur cette plage à Gaza ce jour-là, Williams fait preuve d’une froide  indifférence », a écrit Rogers.

Si Williams n’a pas répondu directement à l’article de Rogers, il a bien fait l’éloge d’Israël et de ses fans lors de son concert.

« Je suis ici depuis deux jours, et quand je rentrerai chez moi et qu’on me demandera comment était Israël, je leur dirai que c’était foutrement incroyable. »

Williams est arrivé en Israël jeudi soir avec sa famille pratiquement complète – femme, bébé, fils et père – et un entourage de plus de 50 personnes.

Mais famille présente ou pas, Williams n’a pas été timide. Au milieu du spectacle, il s’est changé pour enfiler une jupe. Et après avoir effectué « I Love Rock and Roll », il a invité une fan, Anat, sur scène pour une interprétation conjointe de « Candy« . Sur l’écran vidéo derrière eux, les deux ont apparu dans un lit ensemble.

Williams a poursuivi avec plusieurs autres de ses classiques, « Millenium », « Feel » et « Kids ».

À ce moment, il a arraché sa jupe, restant sur scène en simples sous-vêtements.

« Merci et bonne nuit, » a-t-il lancé à la foule.

Suite au rappel, Williams a entamé « Bohemian Rhapsody » de Queen, avec un enregistrement de Freddie Mercury apparaissant sur l’écran derrière lui.

Il a dit aux fans en délire qu’ils avaient été un public génial, et a promis de revenir en Israël.

« J’ai toujours voulu visiter Israël, vous voir, vous sentir, et je pense que maintenant c’est fait, » a-t-il dit.

Williams a terminé le spectacle avec son émouvant «Angel», une des chansons qu’il a écrites après être sorti de cure de désintoxication.

« And do they know the places where we go, when we’re grey and old», a-t-il chanté, «cos I have been told that salvation lets their wings unfold » (Et savent-ils où nous allons, quand nous sommes gris et vieux, parce qu’on m’a dit que le salut permet de déployer leurs ailes).

Williams a vendu plus de 77 millions d’albums au cours de ses 20 ans de carrière.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article