Israël s’est engagé à reconstruire entièrement un village au Népal qui a été détruit par le tremblement de terre qui a ravagé le pays samedi, a annoncé le ministre des Affaires étrangères Lieberman jeudi.

Les travaux vont commencer bientôt et se prolongeront probablement plusieurs mois après qu’Israël évacuera l’hôpital de campagne installé actuellement à Katmandou, a-t-il poursuivi.

« Après consultation avec les différents départements du ministère des Affaires étrangères, nous avons décidé d’adopter un village au Népal, pour aider à sa reconstruction et faire tout notre possible pour aider les gens qui se sont retrouvés dans une situation difficile », a déclaré Liberman a déclaré aux journalistes présents dans la salle de crise du ministère.

Les travaux qu’Israël prévoient d’exécuter dans le village encore non déterminé comprendra le déblaiement des débris, la construction d’infrastructures et des maisons tout en veillant à ce que les résidents aient accès à l’eau potable, a-t-il indiqué.

« Nous, le personnel professionnel, nous commencerons à travailler après que la poussière sera retombée et qu’il sera possible de parler avec les autorités népalaises au sujet de l’emplacement du village et de la question de la reconstruction », a précisé le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Nissim Ben Shitrit.

« Adopter » un village dans les zones touchées par des catastrophes n’est pas nouveau pour Jérusalem, a-t-il expliqué. « Nous l’avons fait en Turquie : l’Etat d’Israël a construit un village entier, y compris les bâtiments et tout ce qui était nécessaire ».

Liberman et Ben Shitrit ont salué les efforts d’Israël pour fournir aux Népalais de l’aide d’urgence et note le bénéfice que cela apporte à l’image d’Israël.

« Ceci est un autre visage d’Israël, qui est parfois oublié et qui doit être renforcé », a déclaré Ben Shitrit.

En effet, aider les autres lorsqu’ils sont dans le besoin est non seulement un impératif moral mais aussi « la forme la plus efficace de la diplomatie », a déclaré le ministre des Affaires étrangères. « Pour créer l’image d’un pays, rien n’est plus efficace que de fournir de l’aide ».

Les Etats membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE) sont censés consacrer un certain pourcentage de leur PIB à l’aide étrangère et les dépenses d’Israël dans ce domaine est bien inférieur à la norme de l’OCDE, reconnaît Liberman.

« Comme tous les pays développés, il est de notre devoir d’aider les autres qui souffrent de catastrophes naturelles. Nous sommes toujours venus en aide, que ce soit à Haïti, au Japon ou en Turquie », a-t-il poursuivi.

Le Népal est un pays ami, à la fois au niveau bilatéral et multilatéral, a-t-il ajouté. « S’il est en notre pouvoir de les aider, il est de notre devoir de les aider ».

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman à la salle de crise du ministère des Affaires étrangères pour discuter des secours envoyés au Népal, le 30 avril 2015 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman à la salle de crise du ministère des Affaires étrangères pour discuter des secours envoyés au Népal, le 30 avril 2015 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Liberman a également exprimé sa fierté au sujet de l’assistance qu’Israël a fournie à ses citoyens qui étaient au Népal pendant le séisme.

« Je regardais tous les pays, les plus grandes puissances du monde, qui avaient plus de touristes [au Népal] qu’Israël – et je peux dire avec fierté et certitude qu’aucun pays n’a donné même un quart de l’aide qu’Israël a apporté à ses citoyens qui ont été coincés dans des circonstances très compliquées. L’Etat d’Israël a pris soin de tout le monde ».

Le ministère des Affaires étrangères a refusé d’évoquer la facture que représentaient les efforts d’aide d’Israël au Népal, en expliquant que l’opération est toujours en cours et que donc son coût est encore inconnu.

« Lorsque le problème s’est posé et qu’il a été nécessaire de réserver un avion, nous ne savions pas immédiatement combien ça allait coûter et qui paierait la facture. J’ai dit : ‘cela n’a pas d’importance. Allez trouver un avion et envoyez-le’. Le coût n’a pas d’importance. La dernière chose à laquelle nous avons pensé était les coûts », a déclaré Liberman.

Il a également rejeté les critiques qui affirment que ce sont les compagnies d’assurance et non pas l’Etat qui devraient être responsables pour localiser et évacuer les citoyens en détresse à l’étranger.

« L’Etat d’Israël parle toujours de la solidarité et de l’assistance mutuelle – le peuple juif est responsable des uns et des autres », a-t-il asséné. « Chaque fois qu’un Juif est en difficulté, cela n’a pas d’importance si nous devons aller à l’autre bout du monde, nous irons toujours et nous irons aider ».