Selon le quotidien économiste Calcalist qui a rapporté l’information ce dimanche, l’ancien président Shimon Pérès a signé un accord avec le géant pharmaceutique israélien Teva. Selon les termes du contrat, Peres conseillera la société, pour un salaire mensuel de 10 000 dollars.

La nouvelle du partenariat entre l’homme d’Etat à la retraite et Teva survient quelques jours seulement après que Peres a annulé un contrat pour représenter la banque Hapoalim en tant que lobbyiste en échange de 30 000 dollars par mois. Une annonce qui avait provoqué un tollé.

Selon l’article de Calcalist, Peres devrait se concentrer sur la promotion des intérêts de Teva à l’étranger. En plus du paiement mensuel fixe 10 000 dollars, Peres recevra également des paiements séparés pour les grands projets spécifiques de l’entreprise. Selon Calcalist, Peres a fait savoir qu’il fera don de tous les revenus reçus de la part de Teva au Centre Peres pour la Paix, ainsi qu’à d’autres causes caritatives dans lesquelles il est impliqué.

Ce jeudi, Peres a confié à la Deuxième chaîne que la banque Hapoalim « s’était naturellement sentie blessée » par l’annulation de l’accord. « Mais je leur ai dit : je n’ai pas de banque, j’ai un nom, et ma réputation est la seule banque que j’ai ».

Il a également affirmé qu’il n’avait pas songé personnellement se faire rémunérer, et que l’accord avait été déformé dans les médias. « Je [n’aurais pas été] prendre un shekel de cette somme ; tout cela va à l’investissement dans la science, dans les besoins sociaux, » a encore précisé l’ancien président et Premier ministre.

Le siège  de la société pharmaceutique israélienne Teva à Jérusalem (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)

Le siège de la société pharmaceutique israélienne Teva à Jérusalem (Crédit photo: Yonatan Sindel / Flash90)

« Ce que nous avions convenu n’a rien à voir avec ce qui a été publié », a déclaré Peres à la chaîne de télévision.

« Les représentants de la banque Hapoalim sont venus me chercher et m’ont dit qu’ils avaient une succursale aux États-Unis et qu’ils voulaient attirer davantage d’investisseurs en Israël, et que je devrais être celui qui les aide dans cette tâche aux États-Unis, sans aucun lien avec ce qui se passe dans la banque basée en Israël. Et j’ai dit oui. »

« Puis j’ai lu une histoire dans les journaux qui n’avait aucun rapport avec la réalité, donc je ne veux même rentrer dans cette discussion. J’ai décidé : pour moi, il s’agit d’une affaire publique et pas d’une question financière. Et puisque c’est important pour moi de garder la confiance du public, j’ai annulé et mis un point final à cette histoire, » a-t-il poursuivi.

Peres a souligné qu’il ne croyait pas être en tort, mais a décidé d’annuler l’accord « afin d’éviter tout risque » d’abus de pouvoir « et pour arrêter les médisances. »

Le quotidien économique The Marker avait révélé l’existence du contrat à 30 000 dollars entre Peres et la banque.

Selon le rapport, le recrutement de Peres, destinée à améliorer l’image de Hapoalim à l’étranger, pourrait également aider le plus grand prêteur d’Israël à se préparer à affronter la législation locale visant à accroître la concurrence dans le secteur bancaire. Une loi que le probable futur ministre des Finances Moshe Kahlon devrait défendre devant la prochaine Knesset.

Citant des sources proches de Peres, l’article affirme que tous les anciens versements faits à l’ancien président seraient remis à des organismes de bienfaisance ou à des projets de justice sociale et que sa promotion de la banque à l’étranger ferait avancer le dialogue, la paix et l’image d’Israël comme une « nation start-up ».