Un ancien conseiller de sécurité auprès du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré dimanche qu’Israël devrait proposer son aide aux forces jordaniennes contre les militants sunnites qui s’approchent de leur frontière.

Yaakov Amidror, qui était encore récemment conseiller à la sécurité nationale, a déclaré que vue l’avancée en Irak de l’Etat islamique en Irak et au Levant a, Israël devrait venir en aide à Amman si ce pays en exprimait le besoin.
« Si la Jordanie demandait de l’aide, nous devrions l’aider », a déclaré Amidror à la radio de l’armée.

« Nous devons tout faire pour les aider pour surmonter les problèmes se développant sur sa frontière orientale. »
Selon des responsables israéliens, Israël n’a pas modifié son déploiement militaire à sa frontière avec la Jordanie, mais suit de près les activités de l’EIIL en Irak et en Syrie.

Le groupe, une dissidence d’Al-Qaïda, a conquis de larges étendues de territoire irakien et syrien, et menace de rentrer à Bagdad.

De hauts fonctionnaires de l’administration Obama ont declaré vendredi que la Jordanie pourrait demander de l’aide à Israël et aux Etats-Unis dans sa lutte contre l’EIIL si ce groupe menaçait Amman.

Selon un article publié par The Daily Beast, les fonctionnaires ont dit à des sénateurs lors d’un briefing classifié cette semaine que l’EIIL lorgnait sur la Jordanie ainsi que sur ses voisins déchirés par la guerre, et que certains de ses djihadistes ont déjà tweeté des photos et des messages affirmant qu’ils ont saisi une ville jordanienne clé.

The Daily Beast a cité un des membres du personnel du Sénat qui a participé à la séance d’information, et qui a révélé que, selon les responsables de l’administration, si la Jordanie devait faire face à un assaut militaire des djihadistes, elle serait amenée à demander à Israël et aux Etats-Unis toute l’aide possible. »

Israël et la Jordanie ont signé un traité de paix en 1994.

De hauts responsables israéliens, cités samedi par la Deuxième chaîne, ont déclaré qu’Israël était « pas trop troublée à ce stade » par l’EIIL, mais que les services de renseignement militaire israélien suivaient depuis plus de deux ans cette organisation forte de plus de 10 000 membres.

Amos Yadlin, ancien chef du renseignement militaire qui dirige maintenant le think-tank INSS l’Université de Tel-Aviv, a estimé qu’il s’attend à ce que l’EIIL « va porter son attention vers la Jordanie si elle rencontre des difficultés à prendre le contrôle de Bagdad, et je crois qu’il va rencontrer ces problèmes ».

Yadlin a déclaré sur la chaîne 2 que tous les pays ont intérêt à arrêter l’EIIL mais que les États-Unis étaient très prudents. Il ont perdu 4 000 soldats, dépensé 1000 milliards de dollars et n’avaient aucun intérêt s’investir en Irak.

En revanche, a-t-il dit, les États-Unis et Israël pourraient aider la Jordanie, si nécessaire, plus rapidement que l’Irak. Les États-Unis ayant déjà des forces en Jordanie pour aider l’opposition syrienne.
Dans l’ensemble, Israël s’attend à ce que l’armée jordanienne, qui a bombardé cette semaine des cibles de l’EIIL au dela de sa frontière avec l’Irak, se révélera capable de contrer le groupe extrémiste, selon le reportage de la television. Mais Israël pourrait être amenée a fournir Amman l’assistance de ses services de renseignements.