6 arrestations à Birmingham après des manifestations en marge du match Aston Villa-Maccabi Tel-Aviv
L'équipe israélienne s'est inclinée 2 à 0 face à l'équipe britannique lors de ce match qui s'est déroulé sous haut sécurité
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

Le Maccabi Tel Aviv s’est incliné 2 à 0 devant Aston Villa lors d’un match de football de l’Europa League disputé jeudi sous haute sécurité à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, les supporters israéliens étant interdits d’accès au stade.
Six personnes ont été arrêtées jeudi à Birmingham en marge d’un match de Ligue Europa entre Aston Villa et le Maccabi Tel-Aviv, qui a donné lieu à des manifestations propalestiniennes et pro-israéliennes et à un fort déploiement policier.
Quelque 700 représentants des forces de l’ordre, en tenue anti-émeutes et certains à cheval, avaient été déployés pour ce match classé à haut risque mais qui s’est tenu dans le calme et s’est conclu sur le terrain par une victoire de l’équipe anglaise.
Selon un journaliste de l’AFP, environ 200 manifestants propalestiniens s’étaient rassemblés avant le coup d’envoi près de la tribune Trinity Road du stade de Villa Park, dans le nord de la ville, aux cris de « Free Palestine » et en brandissant des banderoles appelant au boycott d’Israël et à son exclusion du football international.
Quelques dizaines de manifestants pro-israéliens s’étaient postés à un autre côté du stade, agitant des drapeaux israéliens, derrière des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Halte à l’antisémitisme dans le football », selon la même source.
La police, dont des agents en tenue anti-émeutes et à cheval, les a escortés un peu plus loin, avant le début de la rencontre.
S’appuyant sur les recommandations de la police, Aston Villa avait annoncé en octobre que les supporters du club israélien ne pourraient pas assister au match.
Cette décision, rare au Royaume-Uni, avait suscité un flot de critiques jusqu’au sommet du gouvernement britannique, Londres assurant « tout faire » pour que les supporters israéliens puissent être présents. Mais le Maccabi Tel-Aviv avait finalement décidé de ne pas envoyer de supporters, se disant soucieux de leur « sécurité ».
« Je peux vous dire que notre seule aspiration est de venir célébrer la présence de notre équipe », a déclaré à l’AFP Itai Gal, un supporter du Maccabi présent à l’extérieur de l’enceinte. « C’est ce que nous avions l’intention de faire aujourd’hui, et c’est dommage que cette opportunité nous ait été refusée », a ajouté ce Londonien de 44 ans.
Deuxième ville d’Angleterre, Birmingham a connu d’importants rassemblements anti-Israël depuis l’attaque du 7 octobre 2023 perpétrée par le Hamas en Israël, qui a déclenché la guerre à Gaza. Près de 30 % de sa population est de confession musulmane, selon un recensement de 2021.
« Sécurité de tous »
L’objectif des forces de l’ordre est de permettre aux « gens de profiter du match tout en continuant à assurer la sécurité de tous à Birmingham et à faciliter les manifestations pacifiques », a de son côté indiqué un responsable de la police régionale des West Midlands, Tom Joyce, dans un communiqué.
Des vidéos ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant des personnes installant des pancartes à proximité du stade où était écrit notamment « Les sionistes ne sont pas les bienvenus », ou des drapeaux palestiniens.
Le militant d’extrême droite Tommy Robinson s’est saisi du sujet dans une vidéo publiée sur X, en multipliant les propos anti-islam.
Ce match intervient presque un an après des affrontements à Amsterdam lors d’une autre rencontre européenne opposant le Maccabi à l’Ajax, avec des supporters israéliens qui avaient été poursuivis et agressés dans les rues néerlandaises.
Ces violences avaient suivi deux jours d’échauffourées au cours desquelles des fans du club de Tel-Aviv avaient scandé des chants anti-arabes, vandalisé un taxi et brûlé un drapeau palestinien.
A l’approche du match à Birmingham, le club d’Aston Villa avait demandé à ses fans de ne pas afficher de messages politiques lors de la rencontre -une pratique interdite par le règlement de l’UEFA- sous peine d' »expulsion immédiate » et d’une « interdiction de stade ».
la Communauté du Times of Israël !







