À Auschwitz, une éducatrice juive interpellée pour avoir brandi un drapeau israélien
Une femme a accusé Charlotte Korchak de “tuer des enfants” près du camp d’extermination ; l'enseignante a rétorqué qu’elle n’aura “jamais honte de ce drapeau” devant ses élèves
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Une éducatrice américaine a récemment été interpellée pour avoir brandi un drapeau israélien à l’extérieur du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau lors d’une visite avec des lycéens de Miami. Une vidéo la montre réagissant vivement lorsqu’on lui demande si elle a honte du comportement d’Israël dans la guerre actuelle à Gaza.
Charlotte Korchak, fondatrice du Jerusalem Education Institute basé aux États-Unis, a confié avoir été « choquée » par cet échange, survenu à la fin de sa toute première visite du camp d’extermination nazi.
« Alors que nous nous apprêtions à quitter les lieux, je me tenais sur les rails qui mènent à Auschwitz, en tenant un drapeau israélien pour une photo, lorsqu’une jeune femme a eu l’audace de s’approcher de moi pour me demander si je n’avais pas honte de porter le drapeau israélien », a-t-elle raconté dans une vidéo Instagram après l’incident.
« Vous tuez des enfants », lui a lancé la femme non identifiée dans la vidéo, en référence aux pertes palestiniennes depuis le déclenchement de la guerre à Gaza, provoquée par le pogrom du groupe terroriste palestinien du Hamas dans le sud d’Israël le 7 octobre 2023.
« Ne dites pas cela devant un groupe de Juifs à Auschwitz. Allez-vous-en », a répliqué Korchak, qui a ajouté que parler des morts palestiniens équivalait à parler du nombre de victimes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.
Lorsque la femme a affirmé que ses amis de Gaza avaient été « contraints de quitter leur foyer à cause de vous », Korchak a répondu que ses amis avaient aussi été assassinés au festival de musique Nova le 7 octobre et dans des attentats-suicides quand elle vivait en Israël pendant la deuxième Intifada dans les années 2000.
Auschwitz Birkenau Poland – a woman attempts to shame a group of Jewish teenagers holding an Israeli flag at the former concentration camp, paying homage to the 1 million Jews murdered there.
The audacity is on another level. pic.twitter.com/GltPNMEADi
— StopAntisemitism (@StopAntisemites) August 18, 2025
« Et si, au lieu de m’attaquer, vous compreniez que la haine ne nous aide pas ? », a-t-elle déclaré. « Je n’aurai jamais honte de porter ce drapeau, et je n’aurai jamais honte d’être juive. »
Korchak a rejeté l’argument de la femme selon lequel ses propos ne visaient pas les Juifs.
« Pourquoi êtes-vous venue ici ? Pour apprendre quoi ? Pour apprendre l’histoire, comprendre pourquoi ce pays existe ? », a-t-elle rétorqué, en rappelant qu’Israël avait été fondé pour que la Shoah ne se reproduise pas.
À la fin de l’échange, alors que Korchak lui a lancé qu’elle était « une honte », la femme a fait demi-tour et s’est éloignée, tandis que les adolescents entonnaient « Am Yisrael Chai » (« Le peuple d’Israël vit »).
Dans une vidéo publiée après l’incident, Korchak a déploré que « même à Auschwitz, certains n’ont tiré aucune leçon » du camp d’extermination, qualifiant son interlocutrice « d’antisémite persuadée qu’elle n’est qu’antisioniste ».
Le régime nazi a assassiné de manière méthodique et industrielle six millions de Juifs pendant la Shoah, dont un million à Auschwitz, avec pour objectif proclamé d’anéantir le peuple juif.
Plus de 1 200 personnes ont été assassinées lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre actuelle à Gaza. Ce jour-là, les terroristes ont également enlevé 251 personnes et les ont emmenées en otages dans l’enclave. Cinquante d’entre elles y sont toujours détenues, dans des conditions épouvantables.
Le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 62 000 personnes auraient été tuées ou sont présumées mortes dans la bande de Gaza, mais ce bilan ne peut être vérifié et ne distingue pas entre civils et terroristes.
Israël affirme chercher à limiter les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise la population comme bouclier humain, en menant ses combats depuis des zones habitées, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées. L’État hébreu rejette avec force les accusations de génocide, rappelant que son objectif est d’assurer la sécurité de ses citoyens et de libérer les otages encore retenus à Gaza, dont 28 ont été confirmés morts par Tsahal.
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