Á Gaza, réactions mitigées après l’annonce d’un accord sur le désarmement du Hamas
"Enfin, le Hamas a accepté de remettre ses armes après que Gaza a été détruite. Le peuple a payé le prix du sang. Le Hamas ne devrait absolument plus avoir aucun rôle à Gaza", a déclaré un enseignant déplacé
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Le groupe terroriste palestinien du Hamas a dit accepter un accord visant à mettre fin à sa guerre contre Israël, en vertu duquel il assure renoncer à son arsenal bien rempli en échange d’un retrait progressif des troupes israéliennes de la bande de Gaza.
Voici les réactions de plusieurs habitants de Gaza.
« Je n’ose pas y croire »
Pour Mohammed Hamdouna, un enseignant déplacé, la guerre a ouvert une période d’horreur dont il espère enfin voir la fin.
« Enfin, le plus long cauchemar du monde va prendre fin », a déclaré à l’AFP cet homme de 35 ans.
« Même pas en rêve… Je n’ose pas y croire tant que les points de passage ne seront pas ouverts et que l’aide ainsi que des abris temporaires ne commenceront pas à entrer dans Gaza », a-t-il poursuivi.
Il fait partie des milliers d’habitants de Gaza originaires du nord du territoire côtier qui restent déplacés avec leur famille.
« Enfin, le Hamas a accepté de remettre ses armes après que Gaza a été détruite. Le peuple a payé le prix du sang. Le Hamas ne devrait absolument plus avoir aucun rôle à Gaza », a-t-il plaidé.
« Chaque minute, des gens meurent »
Ahmed Aal, chauffeur de taxi de 37 ans vivant sous une tente de fortune, affirme ne pas faire confiance à Israël.
« Je ne suis pas optimiste… Israël ne respecte pas les accords : ils trouveront quelque chose » pour reprendre les combats, a-t-il estimé.
« Israël et le Hamas négocient dans le confort des hôtels. Le temps n’a pas d’importance pour eux, mais pour nous le temps est crucial, chaque minute, des gens meurent à Gaza », a déploré Aal.
Malgré un cessez-le-feu, Israël a continué de mener quotidiennement des frappes aériennes et des bombardements d’artillerie dans la bande de Gaza, affirmant viser des terroristes.
« Tellement heureuse »
Oumm Naïm Abou Sultan a raconté avoir été réveillée par ses enfants qui criaient : « Maman, une trêve ! Une trêve ! »
« J’étais tellement heureuse, comme si la porte de la vie s’ouvrait à nouveau pour nous, malgré la dureté et les difficultés de ce que nous avons traversé », a témoigné cette femme de 55 ans.
Elle a dit espérer que la guerre prendrait fin et que tous les points de passage, vers et depuis Gaza, seraient ouverts.
« Seulement des mots »
Mahmoud Yousef, 28 ans, originaire de Gaza-ville et aujourd’hui déplacé dans le centre de la bande de Gaza, assure qu’il ne croira à cette annonce qu’en voyant des résultats concrets.
« Tout ce qui se passe avant l’ouverture des points de passage et l’entrée des tentes et de l’aide humanitaire, ce ne sont que des mots », a-t-il lancé.
« Combien d’années faudra-t-il pour appliquer l’accord ? Combien d’années pour retirer les gravats ? Combien d’années pour reconstruire ? »
Il travaillait autrefois dans un café mais, comme de nombreux habitants de Gaza, il dépend désormais entièrement de l’aide humanitaire pour survivre.
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