A Zarzir, village arabe du nord d’Israël, le chaos après une attaque du Hezbollah
C'est tout le hameau qui a souffert. Les vitres et les armatures des fenêtres de nombreuses maisons aux alentours ont été projetées à terre
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Un cratère de cinq mètres de large, une maison éventrée, les vitres de tout un hameau soufflées par l’explosion : il faisait encore nuit noire à Zarzir, un village arabe du nord d’Israël, quand une frappe a semé le chaos.
Par miracle, le tir qui a surpris les villageois en plein sommeil, peu après que l’armée a signalé des tirs de missiles depuis l’Iran, n’a pas fait de mort, mais des dizaines de blessés légers.
Vendredi matin, ce hameau agricole situé à l’ouest de Nazareth, à une quarantaine de kilomètres de la frontière libanaise, est encore sous le choc. La maison rectangulaire la plus proche de l’impact ne tient plus que par les murs. Le champ voisin est un paysage de ruines, de tôles tordues, de débris et d’arbres arrachés.
Hébétés, quelques habitants observent la scène. L’un d’eux, prénommé Qoussaï, raconte à des journalistes de l’AFP que les familles n’ont pas eu le temps de courir se mettre à l’abri avant que la frappe ne s’abatte près des maisons.
Qoussaï rentrait chez lui après être sorti pour le « souhour », le repas pris avant l’aube par les musulmans en ce mois de jeûne du ramadan, quand il a entendu les sirènes.
« J’ai rejoint l’abri chez un ami et nous avons entendu une forte explosion. Ma mère m’a appelé et m’a dit qu’une roquette avait frappé notre maison. J’ai couru et j’ai vu la maison explosée, en feu », raconte le villageois. « Tout avait disparu, c’était complètement détruit ».
De la maison de plain-pied grise en parpaings, il ne reste que des murs noircis, et devant, une voiture défoncée et grêlée d’éclats. Selon un secouriste, huit personnes ont été blessées dans cette famille.
A une dizaine de mètres de là, l’impact a creusé un grand trou dans la terre, de trois ou quatre mètres de profondeur sur cinq mètres de large.
Quelques secondes
Zarzir fait partie de ces villages du nord d’Israël exposés de longue date aux roquettes tirées depuis le sud du Liban par le mouvement terroriste islamiste chiite Hezbollah, allié de Téhéran.
Dans ces villages ruraux, les habitants n’ont que quelques secondes pour courir se mettre à l’abri quand un tir est signalé. Ceci quand ils disposent d’un abri.
Ces régions, où vit une part importante de la minorité arabe d’Israël, ne sont pas non plus épargnées par les tirs de missiles iraniens qui visent l’ensemble du territoire israélien depuis le 28 février, en riposte à l’offensive menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran.
Ces derniers jours, l’armée israélienne a fait état d’attaques coordonnées, menées simultanément contre Israël à partir du Liban et de l’Iran – des tirs coordonnés confirmés par l’Iran et le Hezbollah.
A Zarzir, d’autres maisons ont été touchées et leurs fenêtres ont volé en éclats. Dans le champ derrière la maison de Qoussaï, gît le cadavre de son âne, près d’une mangeoire désarticulée.
C’est tout le hameau qui a souffert. Les vitres et les armatures des fenêtres de nombreuses maisons aux alentours ont été projetées à terre.
Un peu partout, des femmes aux yeux fatigués sont occupées à balayer les bris de glace et autres débris.
Encore tremblant, le propriétaire de la maison de Qoussaï, un homme roux d’une cinquantaine d’années, est venu ramasser des affaires qu’il met dans un sac en plastique, se déplaçant lentement à travers les pièces ravagées. Cette nuit, par chance, il se trouvait chez un voisin dans une maison juste derrière, épargnée celle-là.
la Communauté du Times of Israël !







