Abou Dhabi salue la désignation par Washington des Frères musulmans soudanais d’organisation terroriste
Cette mesure, qui entrera en vigueur le 16 mars, a été annoncée par les États-Unis, qui accusent la République islamique d'Iran de soutenir les Frères musulmans au Soudan
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Lundi, les Émirats arabes unis ont salué la décision des États-Unis de qualifier les Frères musulmans au Soudan d’organisation terroriste.
« Les Émirats arabes unis se félicitent de l’annonce de l’administration de Donald Trump de désigner les Frères musulmans au Soudan comme organisation terroriste », a indiqué le ministère émirati des Affaires étrangères sur le réseau social X.
Cette mesure, qui entrera en vigueur le 16 mars, a été annoncée par les États-Unis, qui accusent la République islamique d’Iran de soutenir les Frères musulmans au Soudan.
Les Émirats arabes unis ont été accusés à de nombreuses reprises de fournir des armes, des hommes et du carburant aux paramilitaires soudanais en guerre contre l’armée depuis avril 2023, ce qu’ils ont toujours nié, malgré les preuves fournies par des rapports internationaux et des enquêtes indépendantes.
L’armée soudanaise a quant à elle été accusée d’entretenir des liens avec les Frères musulmans, ce qu’elle dément.
Les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), accusés d’exactions de masse et d’actes de génocide par une mission d’enquête de l’ONU, ont également salué la décision américaine, estimant qu’elle « reflétait une prise de conscience croissante de l’ampleur des souffrances endurées par le peuple soudanais ».
UAE Welcomes U.S. Designation of the Muslim Brotherhood in Sudan as a Terrorist Organizationhttps://t.co/O0RCsdzC4D pic.twitter.com/FVJjM3HWme
— MoFA وزارة الخارجية (@mofauae) March 9, 2026
Une coalition civile soudanaise dirigée par l’ancien Premier ministre Abdallah Hamdok a également accueilli favorablement la mesure américaine, y voyant le « reflet de la volonté de la grande majorité du peuple soudanais qui s’est soulevé » en 2019.
Le dictateur islamiste Omar el-Béchir avait alors été renversé, mais deux ans plus tard, un coup d’État mené par le chef de l’armée et son allié de l’époque, le chef des FSR, avait chassé le gouvernement d’Abdallah Hamdok.
Selon le département d’État, les Frères musulmans soudanais « recourent à une violence effrénée contre les civils afin de saper les efforts visant à résoudre le conflit au Soudan et à promouvoir leur idéologie islamiste violente ».
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