Selon le dernier bilan actualisé du ministère libanais de la Santé, les frappes aériennes et bombardements israéliens auraient tué au moins 47 personnes et fait 97 blessés au Liban ce vendredi.
Figureraient parmi les morts sept femmes et deux enfants au moins.
Ces chiffres — qui ne font pas le distinguo entre civils et hommes armés — ont été publiés au moment de la conclusion du tout récent cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.
Sans dire un seul mot du récent cessez-le-feu avec le Hezbollah auquel Israël a souscrit, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publié un communiqué sur ses réseaux sociaux personnels pour relayer l’annonce de Tsahal, en soulignant que les soldats avaient frappé 150 cibles et tué des dizaines de membres du Hezbollah dans le sud-Liban, « exactement comme j’en avais donné l’ordre ».
La réunion prévue en Suisse ce vendredi entre des responsables iraniens et américains a été reportée, et des dispositions sont en train d’être prises pour que les discussions aient lieu dans les tout prochains jours, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères avant de préciser que cette réunion n’était plus urgente dans la mesure où un protocole d’accord visant à mettre fin à la guerre avait été signé numériquement par les deux parties.
Le porte-parole du ministère, Esmaeil Baghaei, a ajouté que les négociations en vue d’un accord final dépendraient du lancement et du maintien de l’application des conditions spécifiques énoncées dans ce protocole.
Les sirènes d’alerte signalant une suspicion d’infiltration de drone en provenance du Liban ont retenti dans la communauté frontalière de Zarit.
Tsahal a annoncé qu’elle examinait les détails de cette alerte.
Un diplomate du Golfe a confirmé qu’un cessez-le-feu entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah avait été négocié par le Qatar, les États-Unis et l’Iran.
« Le Hezbollah et Israël sont convenus de mettre fin aux hostilités dans le cadre d’un accord négocié par le Qatar, les États-Unis et l’Iran », a déclaré ce diplomate à l’AFP, sous couvert d’anonymat, pour lui permettre de s’exprimer sur ces sujets sensibles.
Ce nouveau cessez-le-feu intervient alors qu’Israël a insisté sur le fait qu’il n’était pas lié par le protocole d’accord conclu entre l’administration Trump et la République islamique, lequel prévoit, outre la cessation des hostilités entre les États-Unis et l’Iran, un cessez-le-feu au Liban.
La veille, l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis avait déclaré que Jérusalem s’était engagée à respecter un cessez-le-feu distinct avec Beyrouth, négocié par Washington.
Le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, a déclaré que les troupes israéliennes disposaient d’une « liberté d’action totale » pour riposter à toute menace dans le sud-Liban, dans le cadre du cessez-le-feu conclu avec le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.
Il a précisé que les troupes continuaient de mener des opérations dans la région du château de Beaufort et sur la crête d’Ali Taher afin de démolir les principaux réseaux de tunnels du Hezbollah qui servent de « centres de commandement du centre » au groupe terroriste.
« Le Hezbollah mène une bataille défensive pour empêcher nos forces d’achever la destruction de ces infrastructures », a expliqué Defrin.
« C’est le Hezbollah qui a enfreint le cessez-le-feu. Il tente de défendre les capacités qu’il a mises en place au fil des ans », a-t-il poursuivi.
Defrin a précisé que les troupes « disposaient d’une totale liberté d’action opérationnelle pour éliminer les menaces, quelle que soit la zone ».
« Il n’y a aucune limite [en matière] d’élimination des menaces », a-t-il ajouté.
Israël et le Hezbollah ont conclu un cessez-le-feu au Liban qui est entré en vigueur à 16 heures, heure locale, a déclaré un haut responsable américain.
L’accord a été négocié par les États-Unis et le Qatar à l’issue de pourparlers qui ont été respectivement menés avec Israël et l’Iran, a précisé cet officiel, soulignant une nouvelle fois la capacité de Téhéran à influencer les événements au Liban.
Une source israélienne a confirmé aux médias israéliens que le cessez-le-feu était entré en vigueur, ajoutant que les soldats de l’armée israélienne resteront dans la zone-tampon du sud du Liban tout en menaçant de riposter en cas d’attaque du Hezbollah.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a accusé vendredi Israël de vouloir « la guerre permanente », après des propos d’un ministre israélien d’extrême droite appelant à « tout brûler » au Liban après la mort de quatre soldats israéliens.
« Il ne s’agit pas d’une diatribe d’un génocidaire lunatique isolé. C’est une déclaration publique du ministre de la Sécurité nationale du régime israélien », a écrit sur X M. Araghchi.
« Ce culte génocidaire, basé à Tel Aviv, représente une menace pour l’humanité entière (…) Son seul objectif est la guerre permanente », a ajouté M. Araghchi.
L’Iran a condamné les frappes israéliennes contre le Hezbollah au Liban et il a en garde contre leurs conséquences pour la paix et pour la sécurité régionales, affirmant que les États-Unis portaient une responsabilité directe dans cette situation.
Faisant référence au protocole d’accord qui a étéconclu cette semaine entre les États-Unis et l’Iran, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que la cessation des combats entre Israël et son allié libanais, le Hezbollah, faisait partie intégrante de l’accord visant à mettre fin aux hostilités sur tous les fronts. Il a ajouté que l’Iran prendrait toutes les mesures nécessaires pour protéger ses intérêts, sa sécurité et ses alliés.
Une source a indiqué à CNN que les États-Unis avaient « fait savoir » à l’Iran qu’Israël n’intensifierait pas ses frappes dans le sud du Liban mais qu’à présent, « c’est au Hezbollah de mettre un terme aux hostilités ».
La chaîne avait précédemment rapporté que l’Iran avait cherché à obtenir l’assurance que les attaques israéliennes au Liban cesseraient avant d’entamer des pourparlers avec les États-Unis dans le cadre du protocole d’accord qui a été signé cette semaine.
Une source proche du dossier a confié à CNN : « Le Hezbollah a violé le cessez-le-feu. Israël a accepté de ne pas réagir, ce qui a été transmis aux Iraniens, et c’est au Hezbollah de mettre fin à ces attaques ».