Albanese revient sur ses propos controversés sur l’antisémitisme et les camps nazis
La rapporteuse spéciale de l’ONU s’est excusée après avoir affirmé que des Juifs avaient été appelés "musulmans" dans les camps nazis et que l’antisémitisme ne visait pas uniquement les Juifs
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Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

La rapporteuse spéciale des Nations unies pour les Territoires palestiniens, Francesca Albanese, a présenté lundi ses excuses pour avoir affirmé que les nazis qualifiaient les victimes de leurs camps d’extermination de « musulmans » et que l’antisémitisme ne se résumait pas à la haine des Juifs.
La semaine dernière, dans une interview, Albanese avait déclaré que l’antisémitisme « n’est pas seulement une discrimination à l’encontre des Juifs. C’est une discrimination à l’encontre des peuples sémitiques ». Elle avait affirmé que, lorsque ce terme a été inventé à la fin du XIXᵉ siècle, il désignait tous les non-Européens.
« Le concept d’antisémitisme est plus large. En effet, lorsqu’ils étaient emmenés vers les chambres à gaz, certains témoignages sur la vie dans les camps de concentration indiquent : ‘On les appelait musulmans, Juifs’ », a-t-elle déclaré.
Albanese a publié un communiqué dans lequel elle a présenté ses excuses, expliquant qu’elle avait mal compris le terme allemand, « Muselmann » – terme utilisé par les nazis pour désigner les prisonniers les plus émaciés des camps de concentration – et qu’elle avait « conclu à tort que le terme ‘antisémitisme’ désignait à l’origine la haine de tous les peuples sémitiques ».
« En réalité, ce terme a été inventé spécifiquement pour désigner la haine des Juifs », a-t-elle précisé.
En réponse aux propos initiaux d’Albanese, Yad Vashem a déclaré que la rapporteuse spéciale des Nations unies « s’aventure dans un révisionnisme historique flagrant et dangereux en tentant de présenter la persécution et l’extermination des Juifs par les nazis comme relevant simplement d’une haine plus large envers les ’non-Blancs’, les non-Européens ou les ’non-chrétiens’ ».
Holocaust Distortion from U.N. “Expert”: Francesca Albanese claims Jews in Nazi death camps “were called Muslims.” Antisemitism targets “Semitic peoples” and “not just discrimination against Jews.”
Even in Nazi death camps: She cannot name Jew-hatred without replacing the Jews. pic.twitter.com/ipSMTOK0Vu
— UN Watch (@UNWatch) September 24, 2026
« La rapporteuse spéciale ferait bien de se familiariser avec l’histoire qu’elle cherche à aborder, en particulier la montée de l’antisémitisme nazi et l’idéologie qui a ouvert la voie à la Shoah, avant de faire des affirmations à ce sujet », a poursuivi le communiqué.
Albanese tient régulièrement des propos violents sur Israël et d’autres sujets. La déclaration de lundi marque de rares excuses et une rétractation.
Les militants antisionistes affirment parfois que les Palestiniens sont sémites et qu’ils ne peuvent donc pas être antisémites.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis avaient assuré à leurs alliés arabes que les Arabes et les musulmans n’étaient pas considérés comme des « Sémites » et que leur idéologie était spécifiquement antijuive.
I sincerely apologize.
I misread the term "Muselmann" (Muslim) used in Nazi camps for prisoners at the brink of death, wrongly inferring that the term antisemitism originally meant hatred of all Semitic peoples. In fact it was coined specifically to denote hatred of Jews.— Francesca Albanese, UN Special Rapporteur oPt (@FranceskAlbs) September 28, 2026
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