Après une attaque du Hezbollah, Tsahal frappe des cibles dans le sud du Liban
L’armée vise des infrastructures du groupe terroriste dans la région de Nabatieh ; les médias officiels libanais font état de la mort d’une femme mariée depuis 48 heures
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L’armée israélienne a annoncé jeudi avoir mené une série de frappes contre des infrastructures du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, dans la région de Nabatieh, dans le sud du Liban, en réponse à une attaque par drone contre ses troupes, alors que les violences se poursuivent malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis.
Parmi les cibles figuraient des sites de stockage d’armes que le Hezbollah comptait utiliser pour mener des attaques contre les troupes et les civils israéliens, a précisé l’armée.
Les médias officiels libanais ont indiqué que ces frappes aériennes avaient coûté la vie à une femme.
L’agence de presse officielle libanaise, ANI, a fait état de plusieurs explosions, notamment dans la localité d’Arab Salim, où une femme « mariée depuis 48 heures » aurait été tuée et plusieurs autres personnes blessées.
Ces frappes sont intervenues au lendemain du lancement, mercredi soir, de deux drones du Hezbollah contre des troupes israéliennes opérant sur la crête d’Ali Taher, sous laquelle le groupe terroriste dispose d’une importante installation souterraine. Tsahal estime que plusieurs de ses membres s’y cachent toujours.
Les troupes israéliennes ont abattu l’un des drones, mais ont perdu le contact avec le second, selon l’armée. Aucun soldat n’a été blessé dans l’incident, survenu à l’intérieur de la zone tampon militaire dans le sud du Liban.
בתגובה לשיגור רחפני נפץ לעבר כוחותינו במרחב הביטחוני: צה"ל תקף תשתיות של ארגון הטרור חיזבאללה במרחב נבטייה שבדרום לבנון
צה"ל תקף לפני זמן קצר תשתיות של ארגון הטרור חיזבאללה במרחב נבטייה שבדרום לבנון pic.twitter.com/gSubn6YgFU
— צבא ההגנה לישראל (@idfonline) August 27, 2026
« Tsahal ne permettra pas au groupe terroriste du Hezbollah d’agir contre ses troupes dans la zone de sécurité. Tsahal mène actuellement des opérations et continuera d’intervenir avec fermeté face aux tentatives répétées du groupe terroriste de s’en prendre à ses troupes », a déclaré l’armée.
Ces derniers jours, Israël a intensifié ses frappes dans le sud du Liban, en particulier dans la région de Nabatieh, où se trouve la crête stratégique d’Ali Taher.
Les troupes israéliennes opèrent à l’intérieur d’une « zone de sécurité » autoproclamée qui s’étend sur une dizaine de kilomètres en territoire libanais, le long de la ligne de cessez-le-feu.
Les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d’un mémorandum d’entente entre les États-Unis et la République islamique d’Iran concernant le conflit régional, puis d’un accord-cadre entre Israël et le Liban plus tard dans le mois. Ce dernier prévoit le désarmement du Hezbollah, le retrait progressif des troupes israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région, en commençant par des « zones pilotes ».
Le Hezbollah rejette cet accord, dont il n’est pas signataire, et refuse de se désarmer. Des affrontements sporadiques se poursuivent.
En mars, le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit régional en tirant des roquettes sur Israël en soutien au régime iranien, alors visé par une campagne de frappes aériennes américano-israéliennes. Les tirs incessants du groupe terroriste sur le nord d’Israël ont contraint des centaines de milliers de personnes à gagner les abris anti-bombes à toute heure du jour et de la nuit. Israël a riposté aux attaques du Hezbollah par une vaste campagne de frappes aériennes et une offensive terrestre.
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