Au festival annuel de danse de Tel Aviv, le mouvement reflète une nation ébranlée
Un événement de 11 jours se tiendra à partir du 6 août, avec des représentations de troupes de premier plan qui exploreront les traumatismes et les triomphes de la vie en Israël
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Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »
Le mois prochain, pendant onze jours, des danseurs israéliens et étrangers vont s’animer, vibrer et groover sur la scène de Tel Aviv – une sorte de rappel à une nation ébranlée par les secousses de la guerre et par les difficultés, que la vie reste synonyme de mouvement.
Le festival d’été annuel du Centre Suzanne Dellal pour la danse et le théâtre, à Tel Aviv, sera l’occasion de découvrir 20 spectacles de danse – avec plusieurs premières 100% israéliennes – ainsi des des spectacles en plein air, des répétitions publiques et des projections de films consacrés à la danse. Plusieurs événements du festival, qui se déroulera du 6 au 16 août, seront proposés gratuitement au public.
« La décision d’organiser ce festival précisément aujourd’hui – alors que nous vivons tous dans une réalité turbulente, alors que les répercussions de la guerre se font encore ressentir et que la société israélienne vit dans un climat de confusion et de douleur – est une déclaration claire de notre part : nous ne nous arrêtons pas », explique Anat Fisher Lebenton, directrice générale du Centre Susan Dellal. « Nous continuerons à danser, à rêver, à bouger. Ce festival est bien plus qu’une démonstration et qu’une intention artistiques – c’est une déclaration, un espoir et un rappel du pouvoir de la création israélienne, une création qui émeut, qui ébranle, qui crée un lien ».
Deux artistes internationaux se produiront sur la scène du festival : le Britannique Julian Hamilton et l’Autrichien Charlie Santegado.
L’accent sera toutefois particulièrement mis sur les danseurs locaux, ont expliqué les organisateurs.
En ouverture, la première représentation de « Passion is a Lone Hunter », avec une chorégraphie de Michael Getman, un artiste résident du centre Suzanne Dellal.
Parmi les autres premières, « Take Off », de Hani Sirkis, qui raconte le parcours vécu par un personnage qui perd sa peau étape par étape. Sirkis exploite, pour ce faire, l’art du travestissement – un sujet qu’elle a exploré ces dernières années.
Sharon Valevski, une autre artiste en résidence à Suzanne Dellal, dévoilera « speech-less », son œuvre qui s’intéresse à la quête de leaders dotés d’humanité et de courage.
La troupe de Jérusalem c.a.t.a.m.o.n et son chorégraphe, Elad Shechter, présenteront « Golden Gate 8 », un « collage » de mouvements et de poésie qui se transforme en prière elle aussi en mouvement – la vision poétique d’un avenir de réconciliation et de guérison.
Yossi Berg et Oded Graf soumettront au public « Mid-War Dance Movements », une œuvre née de leur vision des fractures de la société israélienne.
« Sunset », de la troupe Adi Boutrous, sera présenté dans la cour Suzanne Dellal, à la tombée de la nuit. Treize danseurs offriront au public une série de petits tableaux inspirés d’images emblématiques, montrant des scènes de violence, d’angoisse, de chaos et de perte de contrôle, toutes liées à la réalité actuelle d’Israël.
Le festival Dance Tel Aviv est organisé avec le soutien du ministère de la Culture et des Sports, de la municipalité de Tel Aviv-Yaffa et du Centre Suzanne Dellal.
Cette année, le festival sera dédié à la mémoire de Yair Vardi, le fondateur du festival, qui a été pendant trois décennies le directeur-général du Centre Suzanne Dellal pour la danse et le théâtre, qui s’est éteint au mois de mai à l’âge de 76 ans.
la Communauté du Times of Israël !







