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Bas-Rhin : un an ferme pour le père d’une collégienne qui a agressé un surveillant

En perquisitionnant son domicile, les gendarmes ont constaté qu'il avait inscrit la devise des Waffen SS sur un mur de sa chambre

Illustration. Des menottes dans un tribunal. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)
Illustration. Des menottes dans un tribunal. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

Un parent d’élève de 44 ans a été condamné mardi à Strasbourg à deux ans de prison, dont un an ferme, et incarcéré, pour avoir frappé un surveillant de collège, à qui il reprochait d’avoir confisqué le téléphone portable de sa fille.

Cette peine est globalement conforme à celle requise par le parquet. Pointant la « gravité des faits », « leurs répercussions sur le collège » et la « personnalité inquiétante » du prévenu, le substitut du procureur Romain Hauswald a estimé nécessaire d' »envoyer le message qu’un établissement scolaire doit être un sanctuaire où élèves et personnels se sentent en sécurité ».

Le quadragénaire s’était présenté jeudi après-midi au collège public de Hoerdt (Bas-Rhin), une localité de 4.500 habitants à une quinzaine de kilomètres au nord de Strasbourg, pour y récupérer le téléphone de sa fille, élève en classe de 5e.

Selon plusieurs enseignants témoins de la scène, il s’en était pris violemment au surveillant qui avait confisqué l’appareil, lui assénant plusieurs coups de poings, le faisant tomber au sol, et lui cassant ses lunettes.

Selon sa fille, il aurait auparavant crié « je vais le tuer! » – ce dont il s’est défendu devant le tribunal correctionnel, qui le jugeait en comparution immédiate.

La victime « a pris trois coups, au grand maximum », a-t-il tenté de minimiser à la barre. « C’est parce qu’il m’a menacé d’aller porter plainte, et je suis sanguin », a ajouté le prévenu, qui compte sept mentions à son casier judiciaire – pour vol, trafic de stupéfiants, violences, conduite en état d’ivresse et menaces de mort.

En perquisitionnant son domicile, les gendarmes ont constaté qu’il avait inscrit la devise des Waffen SS sur un mur de sa chambre. C’est parce que le nazisme est une « période historique qui m’intéresse », cependant « je ne suis pas nazi ou raciste », a exposé le quadragénaire. Son avocate Céline Boutin a concédé qu’il avait « encore de grosses difficultés par rapport à l’alcool ».

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