Ben Gvir dit à Kariv de « passer le bonjour à Barghouti » lors d’une rixe à la Knesset
Le ministre de la Sécurité nationale accuse plusieurs élus arabes de s’opposer à la peine de mort parce qu’elle “emporterait beaucoup de leurs amis”
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Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a eu un accrochage virulent mercredi durant un débat à la Knesset consacré au projet de loi instaurant la peine de mort pour les terroristes palestiniens. Au cours de l’échange, Ben Gvir a lancé à Kariv de « passer le bonjour à [son] ami Barghouti », en référence au terroriste palestinien Marwan Barghouti.
La législation – qui instaurerait la peine de mort pour les terroristes palestiniens – a été adoptée en première lecture à la Knesset la semaine dernière et est actuellement en préparation, au sein de la commission de la Sécurité nationale, pour les deuxième et troisième lectures.
L’échange entre Kariv et Ben Gvir a dégénéré après que Kariv a accusé le ministre ultranationaliste d’avoir « détruit la sécurité nationale de l’État d’Israël ».
« Meurtres, assassinats, accidents de voiture, extorsion… Où est la ‘gouvernance’ ? », a lancé Kariv, reprenant l’un des termes fétiches du ministre. « Les parents ont peur de sortir avec leurs enfants dans tout le pays ! »
Kariv a traité Ben Gvir et ses alliés de « bande de clowns » et l’a invité à « aller ouvrir un théâtre communautaire à Kiryat Arba », l’implantation de Cisjordanie où réside Ben Gvir, avant qu’il soit expulsé.
Alors que les agents de sécurité escortaient Kariv hors de la salle de réunion, Ben Gvir l’a accusé de soutenir le terrorisme. « Continuez à vous opposer, [le projet de loi] sera adopté, si Dieu le veut. Passez le bonjour à votre ami Barghouti ».
Le ministre s’en est ensuite pris à la députée Aida Touma-Sliman (Hadash-Taal), qui a tenté à plusieurs reprises de l’interrompre.
« Je sais que vous avez peur que cette loi s’applique à vos amis », a-t-il lancé, avant que Touma-Sliman ne réplique : « C’est vous qui soutenez le terrorisme. »
La députée Limor Son Har-Melech, (Otzma Yehudit) promotrice du projet de loi sur la peine de mort, a elle aussi accusé la députée arabe de soutenir le terrorisme, l’invitant à « aller aux funérailles des terroristes, vos martyrs ».
Touma-Sliman a également été expulsée, tandis que Ben Gvir répétait barra (« dehors » en arabe), avant d’ajouter : « Allez rejoindre vos amis terroristes ».
Dans une lettre adressée à la commission, le Bureau du défenseur de la population s’est opposé au projet de loi, estimant que la peine de mort n’a aucun effet dissuasif sur le terrorisme.
« De nombreuses études menées à travers le monde ne démontrent que la peine de mort avait un effet dissuasif, en particulier lorsqu’il s’agit d’actes meurtriers commis dans un contexte idéologique et terroriste », indique le texte.
À l’issue de cette réunion houleuse, Ben Gvir a poursuivi ses attaques contre les députés arabes, cette fois sur X.
« Ahmad Tibi, [Ayman] Odeh, [Mansour] Abbas et Cie ont une peur bleue que cela se produise, car cela emporterait beaucoup de leurs amis », a-t-il écrit. « Si Dieu le veut, nous ferons de leur cauchemar une réalité. »
Il a rejeté les critiques selon lesquelles la définition du « terroriste » dans la législation cible principalement des Palestiniens ayant assassiné des Juifs. Selon lui, la peine de mort s’appliquerait à « toute personne qui assassine un Juif ou un non-Juif pour s’opposer à la renaissance du peuple juif sur sa terre et dans l’État d’Israël ».
Dans sa version actuelle, la loi exclut de facto les auteurs de violences nationalistes juives.
Le texte prévoit de punir de mort toute personne causant intentionnellement ou par imprudence la mort d’un citoyen israélien lorsque l’acte est commis « dans le but de nuire à l’État d’Israël et à la renaissance du peuple juif sur sa terre natale ».
la Communauté du Times of Israël !







