Blocus du détroit d’Ormuz : l’UE sanctionne deux Iraniens et une unité du CGRI
Le commandant adjoint des Gardiens et un cadre du secteur pétrolier sont visés. C'est la première fois que l'UE punit l'Iran pour atteinte à la liberté de navigation
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées

NICOSIE, Chypre — Lundi, l’Union européenne a déclaré avoir pris des sanctions à l’encontre de deux ressortissants iraniens et d’une unité du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) pour menace à la liberté du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.
C’est la première fois que les 27 utilisent ces nouveaux pouvoirs de façon à sanctionner l’Iran pour entrave à la liberté de navigation.
Dans un communiqué écrit, l’UE a indiqué avoir ajouté à sa liste de sanctions le commandement provincial de Hormozgan de la Marine du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), ainsi que Mohammad Akbarzadeh et Hamid Hosseini.
Elle a précisé qu’Akbarzadeh était le commandant adjoint chargé des affaires politiques de la Marine du CGRI, et Hosseini, un représentant de l’Union des exportateurs de produits pétroliers, gaziers et pétrochimiques d’Iran.
L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz suite aux premières frappes américano-israéliennes sur son territoire, le 28 février dernier. La guerre en Iran et la fermeture du détroit d’Ormuz ont eu des conséquences sur l’économie mondiale, entraînant une flambée des prix de l’énergie.
« Les agissements de l’Iran sont inacceptables. En réponse, les États membres ont approuvé des sanctions contre des entités et des ressortissants iraniens impliqués dans les entraves à la circulation dans le détroit d’Ormuz », a déclaré plus tôt Kaja Kallas, la cheffe de la politique étrangère de l’UE, lors d’une conférence de presse à Chypre.
> « C’est la première fois que l’UE applique son nouveau régime sur la liberté de navigation, et si nécessaire, nous l’appliquerons à nouveau », a ajouté Kallas.
Le mois dernier, l’UE avait annoncé examiner des sanctions contre les autorités iraniennes et d’autres personnes coupables du blocage du détroit d’Ormuz, précisant que ces mesures consisteraient en des interdictions de séjour et des gels d’actifs. Il sera également interdit aux citoyens et entreprises de l’UE de mettre des fonds, des actifs financiers ou d’autres ressources économiques à disposition des personnes et entités inscrites sur cette liste.
L’annonce de Kallas est intervenue après que la République islamique a tiré des missiles balistiques sur Israël, en représailles à une frappe de Tsahal sur la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh) plus tôt dans la journée, ce qui a déclenché des frappes aériennes israéliennes en Iran. Ces frappes ont à leur tour entraîné des tirs de missiles contre Israël de la part de l’Iran et des Houthis du Yémen.
Jusqu’ici, les mesures punitives de Bruxelles contre l’Iran avaient eu pour objet le soutien militaire apporté par l’Iran à la Russie dans sa guerre contre l’Ukraine ainsi qu’aux groupes armés du Moyen-Orient.
L’Union européenne a également imposé des sanctions en raison des violations des droits de l’homme en Iran et accepté en janvier dernier de mettre le Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes de l’UE, plaçant la puissante force militaire iranienne dans la même catégorie que l’État islamique ou Al-Qaïda.
L’AFP a contribué à cet article.
la Communauté du Times of Israël !







