Rechercher

Buenos Aires : Une artiste juive expulsée d’une foire après une dispute sur un drapeau palestinien

Après avoir demandé le retrait d’un drapeau qualifié de "soutien au terrorisme", l’artisane Karina a été huée aux cris de "Dehors les sionistes" ; un élu juif a porté plainte

Des touristes visitent le marché de rue du quartier de San Telmo, à Buenos Aires, en Argentine, le 14 juin 2015. (Crédit : Eitan Abramovich/AFP)
Des touristes visitent le marché de rue du quartier de San Telmo, à Buenos Aires, en Argentine, le 14 juin 2015. (Crédit : Eitan Abramovich/AFP)

JTA – Une artiste juive a dû fuir une foire de rue à Buenos Aires sous les cris de « Dehors les sionistes » lancés par d’autres vendeurs lors d’une altercation au sujet d’un drapeau palestinien, un incident qualifié d’attaque antisémite par les autorités municipales.

L’incident, survenu dimanche à la foire de San Telmo, a commencé lorsque l’artiste, identifiée comme « Karina » par les médias locaux, a demandé à un autre vendeur de retirer le drapeau, affirmant qu’il représentait un « soutien au terrorisme », selon le journal argentin Clarín.

L’artiste a alors été priée de quitter la foire, les autres vendeurs criant « Free Palestine », « Dehors les sionistes » et « Pars et ne reviens jamais », selon une vidéo de l’incident.

L’incident a rapidement suscité la condamnation du gouvernement de la ville de Buenos Aires, qui a annoncé sur X que les vendeurs responsables avaient été interdits de participation à la foire de rue.

« Nous condamnons fermement l’attaque antisémite qui s’est produite à la foire de San Telmo, où une artisane a été harcelée pour la seule raison qu’elle était juive », a écrit la municipalité. « L’antisémitisme est inacceptable. Il s’agit d’une forme de haine qui constitue un crime, et nous ne le laisserons en aucun cas impuni. »

Waldo Wolff, homme politique juif argentin et ancien vice-président de la Délégation des associations juives argentines (DAIA), a annoncé dimanche avoir porté plainte, affirmant que les auteurs avaient enfreint les lois anti-discrimination de la ville.

« L’antisémitisme est un crime et non seulement il n’a pas sa place dans notre ville, mais nous allons sévir avec toute la force de la loi et les pouvoirs de l’exécutif contre ceux qui ne le comprennent pas », a écrit Wolff sur X.

La DAIA, principale organisation faîtière juive d’Argentine, a également dénoncé l’incident dans une publication sur Facebook, le qualifiant « d’antisémite et antisioniste ».

« De telles insultes nuisent à la coexistence et à la construction d’une société diversifiée et démocratique, et nous exhortons donc le gouvernement de la ville de Buenos Aires à prendre les mesures appropriées », a écrit l’organisation.

Les promesses des responsables municipaux de poursuivre les auteurs interviennent alors que l’Argentine, sous la présidence de Javier Milei, s’est distinguée comme l’un des plus fervents soutiens internationaux d’Israël. En septembre dernier, le maire de Buenos Aires avait promis de sanctionner un enseignant qui avait publié une vidéo de lui-même brandissant un drapeau palestinien lors d’une assemblée scolaire.

Alors que l’incident se propageait en ligne, certains utilisateurs des réseaux sociaux ont appelé les autres à acheter les produits de l’artiste juive en signe de solidarité.

Mardi, un groupe d’artistes participant à la foire a publié une déclaration commune dans laquelle ils rejetaient les accusations d’antisémitisme et accusaient la vendeuse juive d’avoir provoqué l’incident.

« La diffusion de ces mensonges nous expose, génère du harcèlement, met notre lieu de travail en danger et viole notre droit au travail », peut-on lire dans la déclaration. « Nous rejetons toute forme d’antisémitisme, de racisme et de discrimination. Nous exigeons que cesse cette diffamation. »

Dimanche, la municipalité de Buenos Aires, qui organise la foire d’art, a annoncé que tous les responsables de l’attaque – trois personnes selon les informations disponibles – avaient été identifiés et que leur permis de participation à la foire avait été révoqué.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.