Cérémonie d’hommage pour les victimes de l’attentat de la rue des Rosiers
Fin juillet, des juges d’instruction antiterroristes ont ordonné un procès devant la cour d’assises spéciale contre six hommes suspectés d’être impliqués dans l’attentat
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Une cérémonie d’hommage sera organisée par le CRIF le vendredi 8 août, à 10h45, pour les victimes de l’attentat de la rue des Rosiers, survenu dans le quartier juif de Paris il y a 43 ans. L’évènement se tiendra sur les lieux de l’attaque, au 7 rue des Rosiers.
Au total, six personnes avaient été tuées et 22 blessées le 9 août 1982 dans l’explosion d’une grenade dans le restaurant Jo Goldenberg puis dans une fusillade dans le quartier juif historique du Marais, perpétrée par un commando de trois à cinq hommes.
L’attentat a depuis été attribué au Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d’Abou Nidal, groupe terroriste palestinien dissident de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).
Un hommage national avait été organisé pour les 40 ans de l’attentat en 2022, et une cérémonie s’était tenue en présence du ministre de la justice d’alors, Eric Dupond-Moretti.
Jeudi 31 juillet 2025, des juges d’instruction antiterroristes ont ordonné un procès devant la cour d’assises spéciale contre six hommes suspectés d’être impliqués dans l’attentat, dont Abou Zayed, principal suspect entre les mains de la justice, a-t-on appris de source proche du dossier.
Deux personnes ont été mises en examen : Abou Zayed, Norvégien d’origine palestinienne âgé de 66 ans, considéré comme l’un des tireurs et détenu en France depuis 2020, ainsi que Hazza Taha, soupçonné d’avoir caché des armes à l’époque et sous contrôle judiciaire. Tous deux contestent les faits.
« Cette décision est une escroquerie. D’abord pour les victimes à qui on fait honteusement croire que la justice a trouvé l’un des responsables de leur douleur. Ensuite pour le droit car cette enquête n’est absolument pas terminée et ce renvoi a pour seul but de maintenir notre client en prison », ont réagi auprès de l’AFP les avocats d’Abou Zayed, Romain Ruiz et Bruno Gendrin. L’une des avocats de M. Taha n’a pas répondu dans l’immédiat à l’AFP.
Les quatre autres suspects, Hicham Harb, Nizar Tawfiq Hamada, Amjad Atta et Nabil Othmane, localisés en Cisjordanie, en Jordanie et au Koweït font l’objet d’un mandat d’arrêt.
Dans le détail, les magistrats instructeurs ordonnent qu’Abou Zayed, Hicham Harb, 70 ans, qui aurait supervisé l’attentat et aurait été le tireur, et Nizar Tawfiq Hamada, 64 ans, accusé d’avoir été l’un des exécutants et membre du commando, soient jugés pour assassinats.
Ils ont retenu la complicité d’assassinats et de tentatives d’assassinats pour Hazza Taha, 65 ans, Amjad Atta, 72 ans environ, accusé d’avoir planifié l’attentat, et Nabil Othmane, 72 ans, mis en cause pour la préparation.
L’ordonnance de mise en accusation devant la cour d’assises spéciale du juge d’instruction était très attendue des parties civiles qui attendent une réponse de la justice depuis plus de quarante ans.
la Communauté du Times of Israël !








