Chikli traite Amit de « clown » et se joint aux appels à défier les décisions judiciaires
Le ministre rejoint ainsi ceux qui ont fait écho aux propos de Bezalel Smotrich dans sa récente diatribe à l'égard du président de la Cour suprême
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Le ministre des Affaires de la diaspora Amichai Chikli a exhorté mercredi le gouvernement à désobéir aux décisions de justice, rejoignant ainsi ceux qui ont fait écho aux propos du ministre des Finances, Bezalel Smotrich, dans sa récente attaque contre le président de la Cour suprême, Isaac Amit.
« La Cour suprême, dirigée par le clown Isaac Amit, se transforme en un véritable cirque », a écrit Chikli dans un message publié sur le réseau social X. « J’appelle le Premier ministre et le ministre de la Justice à déclarer clairement et sans équivoque que toute décision qui sera rendue sans base législative à la Knesset ne sera pas respectée. »
Smotrich a été largement accusé d’incitation à la haine contre Amit quand il a promis, lundi, de « l’écraser ». Le président de la Cour suprême a pour sa part accusé le ministre des Finances d’avoir franchi une « ligne rouge ».
Le ministre des Communications, Shlomo Karhi, a emboîté le pas à Smotrich, appelant à « mettre en œuvre » ses propos et exhortant le gouvernement à défier ouvertement les décisions de la Haute Cour. Smotrich a ensuite renouvelé sa déclaration, tout en assurant qu’il n’appelait pas à la violence.
Dans son message, Chikli a fustigé une série de décisions judiciaires récentes gelant ou annulant des lois du gouvernement, notamment l’ordonnance provisoire rendue aujourd’hui interdisant au contrôleur de l’État Matanyahu Englman de poursuivre son enquête sur les défaillances entourant l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023.
« La Cour suprême n’est pas légalement compétente pour invalider le travail du contrôleur de l’État, qui agit en tant qu’autorité indépendante en vertu de la loi fondamentale !!! », a écrit Chikli.
Il a également condamné la décision prise dimanche par la Cour de geler la fermeture de Galei Tsahal, ainsi que sa décision prise à l’unanimité au début du mois d’annuler le limogeage par le gouvernement de la procureure générale Gali Baharav-Miara. Ses commentaires interviennent alors que le gouvernement s’efforce, depuis des années, d’affaiblir les pouvoirs des tribunaux par le biais d’une refonte judiciaire largement controversée, que les critiques qualifient de menace pour la démocratie.
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