Cisjordanie: manifestation palestinienne contre la démolition d’habitations par l’armée
Israël affirme que cette opération, en cours depuis plusieurs mois dans le nord de la Cisjordanie, vise à réprimer les groupes armés palestiniens dans ces camps
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Une centaine de Palestiniens déplacés ont manifesté mercredi en Cisjordanie pour protester contre les démolitions par l’armée israélienne de maisons dans des camps de réfugiés.
Des dizaines d’habitations et d’immeubles ont été démolis par l’armée israélienne ces derniers mois dans les deux camps adjacents à la ville de Tulkarem dans le nord de la Cisjordanie et d’autres devraient l’être dans les semaines à venir.
Israël affirme que cette opération, en cours depuis plusieurs mois dans le nord de la Cisjordanie, vise à réprimer les groupes armés palestiniens dans ces camps.
« Aujourd’hui, les habitants exigent de pouvoir retourner dans les camps et la fin des attaques et de la destruction de leurs maisons », a déclaré à l’AFP Nihaya al-Jundi, une déplacée présente au rassemblement à Tulkarem.
Les manifestants ont aussi demandé le soutien de l’Autorité palestinienne basée à Ramallah et de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, qui fournit depuis toujours des services de santé et d’éducation aux habitants des camps.
Israël affirme que l’UNRWA est infiltrée par des groupes terroristes et que ses écoles endoctrinent les élèves avec du matériel violent, anti-israélien et antisémite.
Des femmes et des enfants ont brandi des pancartes réclamant la fin des démolitions ainsi que des aides financières pour les déplacés.
The displaced people of Tulkarm and Nour Shams refugee camps hold a vigil in the Tulkarm city center in protest of the ongoing Israeli demolition campaign targeting their homes. pic.twitter.com/xgf00qqrlw
— Quds News Network (@QudsNen) July 9, 2025
« La manifestation vise à revendiquer des droits légitimes humains et sociaux, tels qu’une aide humanitaire continue, un logement, des soins médicaux et des médicaments (…) », a indiqué à l’AFP Fayçal Salama, chef du comité populaire du camp de Tulkarem.
Mais Oum Moataz Abou Shala, déplacée de Nur Shams, veut surtout rentrer chez elle. « Nous ne voulons ni aide alimentaire, ni dons, ni caravanes, ni aides sociales. Nous voulons retourner sur nos terres à Nur Shams. »
L’armée a annoncé la prochaine démolition de 104 bâtiments dans le camp de Tulkarem, dans le cadre de l’opération militaire lancée en janvier en Cisjordanie.
Celle-ci a débuté par un raid à Jénine (nord), bastion historique des terroristes palestiniens, et s’est étendue à d’autres villes dont Tulkarem, provoquant le déplacement d’au moins 40.000 personnes, selon des chiffres de l’ONU.
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