Contredisant Feldstein, Einhorn affirme que tous les deux ont été payés pour promouvoir le Qatar
L'ancien collaborateur du Premier ministre Benjamin Netanyahu, déclaré « criminel en fuite » par les autorités pour avoir enfreint son mandat d’arrêt, avait été interrogé en Serbie en 2025
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Yisrael Einhorn, ancien collaborateur du Premier ministre Benjamin Netanyahu et mis en cause dans les scandales du Qatargate et des fuites de documents auprès des médias, a fait savoir à un enquêteur de la police israélienne que lui-même et Eli Feldstein, également mis en cause, avaient été payés par le lobbyiste américain Jay Footlik, lui-même rémunéré par le Qatar, pour agir dans l’intérêt de Doha, des propos qui ont été rapportés par le quotidien Haaretz.
Einhorn, qui réside en Serbie et qui a été déclaré « criminel en fuite » par les autorités pour avoir enfreint son mandat d’arrêt, avait été interrogé par le commissaire adjoint Momi Meshulam en juillet 2025 en Serbie, alors qu’il refusait de retourner en Israël, a précisé Haaretz.
Au cours de l’interrogatoire, Einhorn avait rejeté l’idée de se rendre en Israël pour les besoins de l’enquête, au motif que la police israélienne serait incapable de lui garantir la restitution de son passeport et donc son retour en Serbie, a ajouté Haaretz.
Einhorn avait confié à Meshulam, semble-t-il, que l’affirmation faite par Eli Feldstein – il avait dit que l’argent qu’il avait reçu de Footlik correspondait à un travail effectué au sein du cabinet du Premier ministre – relevait de la « pure fiction ».
« Il sait, tout comme moi, qu’il travaillait pour le Qatar », auvait dit Einhorn à Meshulam. « Nous avons travaillé en étroite collaboration pour diffuser la vérité sur les questions relatives au Qatar. »
Einhorn, Jonatan Urich et leur ancien collègue Feldstein, également ex-collaborateur de Netanyahu, sont accusés d’avoir divulgué un document classifié de Tsahal au journal allemand Bild durant l’été 2024, dans le but d’influencer l’opinion publique israélienne quant aux négociations sur les otages avec le Hamas.
Par ailleurs, dans l’affaire du Qatargate, Einhorn, Urich et Feldstein sont accusés d’avoir accepté de l’argent pour mener une campagne de relations publiques visant à donner une image positive du Qatar pendant plus d’un an après le pogrom perpétré par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, malgré les liens étroits entre cet État du Golfe et le groupe terroriste palestinien, et ce alors même que les trois hommes travaillaient au cabinet du Premier ministre.
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