Dans une vidéo en anglais, Netanyahu dénonce un procès pour corruption jugé “politique”
Selon le Premier ministre, les procureurs « ne s'intéressent pas à la justice mais veulent que je quitte mes fonctions » ; Trump aurait envoyé à Herzog un article sur la demande de grâce de Netanyahu
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Jeudi, dans une vidéo en anglais, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé que son procès pour corruption était « politique », alors même qu’il a saisi le président Isaac Herzog d’une demande d’annulation des inculpations pénales à son encontre.
Dans cette vidéo, publiée sur ses comptes personnels de réseaux sociaux, Netanyahu se dit jugé pour « avoir bénéficié d’une couverture favorable de la part d’un site internet de seconde zone », allusion au cas 4000, procès qui lui est intenté pour avoir supposément validé des décisions réglementaires très favorables à Shaul Elovitch, à la tête du géant des télécommunications Bezeq, ce qui lui aurait rapporté des centaines de millions de shekels.
En retour, Netanyahu aurait bénéficié d’une couverture médiatique favorable de la part du site d’information Walla, propriété de Bezeq.
Netanyahu a indiqué que les juges en charge de ce procès avaient, en 2023, recommandé que les procureurs abandonnent les charges, ce qu’ils avaient refusé. Le Premier ministre est par ailleurs accusé de fraude et violation de confiance dans cette même affaire, qui s’ajoute à deux autres procès en cours.
« C’est un procès politique. Ils [les procureurs] ne s’intéressent pas à la justice ; ils veulent que je quitte mes fonctions », assure-t-il.
Dans la vidéo, le Premier ministre évoque ensuite l’affaire 1000, qualifiée par lui « d’absurde ». Il y est accusé de fraude et manquement à la confiance pour avoir accepté des cadeaux de luxe d’une valeur de centaines de milliers de shekels de la part du magnat hollywoodien Arnon Milchan et du milliardaire australien James Packer. Selon l’acte d’accusation, Netanyahu aurait rendu divers services et apporté son aide à Milchan en retour.
« Nous appellerons désormais ce procès Bugs Bunny », déclare Netanyahu à propos de cette affaire en référence à un jouet que Milchan avait offert au fils du Premier ministre.
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— Benjamin Netanyahu – בנימין נתניהו (@netanyahu) December 4, 2025
Dans la vidéo, Netanyahu n’évoque pas l’affaire 2000, dans laquelle il est accusé de fraude et manquement à la confiance pour avoir tenté de conclure un accord illégal avec l’éditeur du journal Yedioth Aharonoth, Arnon Mozes, afin que le média améliore sa couverture en échange d’une loi destinée à affaiblir son concurrent, Israel Hayom.
« Trois fois par semaine, huit heures par jour, je dois aller parler de ces absurdités », explique Netanyahu dans la vidéo au sujet de ses comparutions au tribunal. « C’est drôle, c’est comique. J’étais champion de débat dans mon lycée, donc oui, c’est une farce. »
« Mais cette farce coûte cher au pays. Il y a tant de choses importantes à faire… Je ne peux pas gérer ça, » ajoute-t-il en justifiant ainsi sa demande de grâce.
Par ailleurs, le président américain Donald Trump a envoyé à Herzog un article de la semaine passée concernant la demande de grâce de Netanyahu, laquelle est dépourvue de tout aveu de culpabilité. Cette publication, faite sur Truth Social, a été précédée et suivie de dizaines d’autres envoyées par Trump jeudi.
Trump s’est exprimé à plusieurs reprises sur le procès de Netanyahu au nom du Premier ministre pour balayer d’un revers de main les procès ouverts contre le Premier ministre.
En octobre dernier, dans un discours devant la Knesset, Trump avait interpelé Herzog pour lui demander de gracier Netanyahu.
Le mois dernier, il a formulé cette demande de façon plus formelle dans une lettre adressée à Herzog.
En début de semaine, au téléphone, Netanyahu aurait demandé à Trump d’en faire plus alors même que les autorités américaines estiment manifestement que le président a fait tout ce qu’il pouvait.
la Communauté du Times of Israël !







