Des centaines de personnes défilent à Londres pour demander la libération des otages à Gaza
L'objectif de la marche était de demander à Starmer de faire de la libération des otages une priorité, a indiqué le collectif "Stop the hate", organisateur de cet événement
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Des centaines de personnes, dont des proches d’otages israéliens retenus par le Hamas à Gaza, ont manifesté dimanche à Londres, demandant leur libération et dénonçant la reconnaissance envisagée d’un Etat Palestinien par Londres, a constaté l’AFP.
Baptisée « Marche nationale pour les otages », cette dernière a traversé le centre de la capitale britannique pour finir au 10 Downing Street, la résidence du Premier ministre Keir Starmer.
L’objectif de la marche était de demander au dirigeant travailliste de faire de la libération des otages une priorité, a indiqué le collectif « Stop the hate », organisateur de cet événement avec des organisations juives.
Parmi les 251 otages capturés lors de l’attaque sans précédent du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas sur Israël en 2023, 49 sont toujours détenus à Gaza, dont 27 sont décédés, selon l’armée israélienne. Le Hamas détient également la dépouille d’un soldat israélien tué et enlevé en 2014.
Certains des manifestants brandissaient des drapeaux israéliens, d’autres portaient sur leurs vêtements des rubans jaunes, symbole de solidarité avec les captifs.
« Laissez les partir », pouvait-on encore lire sur de nombreuses pancartes brandies par les manifestants.
Thousands have gathered in London this afternoon to call for the release of the hostages.
They’re marching peacefully. No hate. No violence. No anger. Just pain.
This is what a peaceful protest looks like when your cause is just.
Bring them home NOW. pic.twitter.com/PpjzhVaDs2
— Hen Mazzig (@HenMazzig) August 10, 2025
Adam Ma’anit, le cousin de Tsachi Idan, otage mort en captivité, était présent.
« Le monde veut oublier les otages. Ils ont disparu des gros titres, le silence est assourdissant », a-t-il accusé sur scène.
« Le gouvernement se trompe dans sa politique étrangère », a-t-il ajouté en référence à la décision de Londres d’envisager une reconnaissance de l’Etat de Palestine en septembre.
A la tribune, Ayelet Stavitsky, sœur de Nadav Popplewell, autre otage décédé, a affirmé que « reconnaître l’État [palestinien] sans le retour de tous les otages revient à récompenser le Hamas ».
Tens of thousands of Israel supporters have turned out in central London to march to 10 Downing Street.
Several groups have screamed “free Palestine” and all sorts of anti Israel comments, but unlike the Saturday marches in London, they are ignored.
This is the Israel side. pic.twitter.com/H3gHKjajzU
— James J. Marlow (@James_J_Marlow) August 10, 2025
Trois personnes, présentées comme des contre-manifestants par la police de Londres, ont été arrêtées. Deux d’entre elles ont été arrêtées pour des faits de violence, a précisé la même source.
Cette marche intervient au lendemain d’une manifestation massive à Tel-Aviv pour demander la fin de la guerre dans la bande de Gaza et libération des otages, au lendemain de l’annonce du plan israélien pour la conquête de Gaza-City, la plus grande agglomération du territoire palestinien.
Après 22 mois de guerre, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est confronté à une très forte pression interne et internationale sur le sort des otages et pour mettre fin à la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza, une guerre déclenchée 7 octobre 2023, lorsque quelque 6 000 Gazaouis dont 3 800 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut des communautés du sud d’Israël, tué plus de 1 200 personnes, principalement des civils, enlevé 251 otages de tous âges, et commis de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.
Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages. Les groupes terroristes de la bande de Gaza détiennent 50 otages, dont 49 des 251 personnes enlevées par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. Vingt d’entre eux seraient encore en vie.
Le ministère de la santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, affirme que plus de 60 000 personnes ont été tuées ou sont présumées mortes dans les combats jusqu’à présent. Ce bilan, qui ne peut être vérifié et qui ne fait pas la distinction entre terroristes et civils, inclut les quelque 20 000 terroristes qu’Israël affirme avoir tués au combat et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.
Israël affirme s’efforcer de minimiser les pertes civiles et souligne que le Hamas utilise les Gazaouis comme boucliers humains, en menant ses combats depuis des zones civiles, notamment des maisons, des hôpitaux, des écoles et des mosquées.
Le bilan de l’offensive terrestre israélienne contre le Hamas à Gaza et des opérations militaires menées le long de la frontière avec la bande de Gaza s’élève à 459 morts. Ce bilan inclut un officier de police tué lors d’une mission de sauvetage d’otages et des civils qui travaillaient comme sous-traitant pour le ministère de la Défense.
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