Le président américain Donald Trump a démenti les récentes informations qui ont laissé croire qu’un accord final, avec l’Iran, comprendrait un fonds de 300 milliards de dollars destiné aux investissements et à la reconstruction du pays – même si un protocole d’accord qui a été obtenu par le Times of Israel engage les parties à élaborer un plan garantissant un financement à hauteur de ce montant au moins.
« C’est faux », a dit Trump lors du sommet du G7 en France, en réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait de confirmer ces informations.
Quand le journaliste lui a fait remarquer que ce fonds serait, selon certaines sources, financé par les alliés du Golfe, Trump a rétorqué : « Les gens peuvent investir s’ils le souhaitent. Je veux dire, qu’est-ce que je vais faire ? Dire que personne n’a le droit d’investir ? Nous n’investissons pas. Nous ne mettons pas dix centimes. Les gens peuvent décider de le faire, mais c’est leur choix… Nous n’avons pas de fonds ».
Toutefois, le texte du protocole d’accord qui devrait être signé physiquement par les deux parties dans la journée de vendredi, et qui a été vérifié par The Times of Israel, comprend la phrase suivante : « Les États-Unis s’engagent, conjointement avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan global convenu par les deux parties pour la reconstruction et le développement économique de la république islamique d’Iran, tout en garantissant un financement d’au moins 300 milliards de dollars. Le mécanisme de mise en œuvre de ce plan, dans le cadre de l’accord final, sera élaboré dans un délai de 60 jours ».
Le démenti de Trump a semblé porter sur un financement direct des États-Unis, plutôt que sur l’existence d’une initiative de financement plus large.
Lorsqu’un journaliste lui a demandé de préciser s’il demandait aux pays du Golfe de financer une telle initiative, Trump a répondu : « Non, je ne le fais pas ». Il a ajouté qu’un tel soutien ne viendrait probablement pas de sitôt et qu’il dépendrait du comportement de l’Iran.
« S’ils le font, c’est très bien, mais j’ai envie de dire qu’ils ne le feront pas avant un certain temps, le temps de voir comment se comporte [l’Iran]. C’est une question de comportement », a-t-il déclaré.
Une source ayant une connaissance directe de l’accord a confié à Reuters que le fonds serait privé et destiné à susciter des investissements en Iran, ajoutant que plus de la moitié de cette somme avait déjà été engagée. Le Financial Times a rapporté qu’il sera créé pour les entreprises désireuses d’investir dans le pays et non pour les gouvernements.